Attaque du saillant de Compiègne |
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De son côté. la division aérienne prendra part à la contre-attaque; des ordres lui sont envoyés en conséquence :
« Dès la pointe du jour et jusqu'à l'heure du débouché, les mouvements préparatoires et le dispositif de la contre-attaque devront être soustraits à l'observation aérienne de l'ennemi. En particulier, ceux de ses « drachen », qui peuvent avoir des vues dans la région précitée, devront être attaqués et maintenus au sol. « La contre-attaque sera accompagnée de très près par l'aviation de combat et de bombardement (attaque à faible altitude des troupes adverses, à la bombe et à la mitrailleuse). La division aérienne devra également assurer la maîtrise absolue de l'air dans la région de la contre-attaque. « Les missions de reconnaissance nécessaires pour éclairer la marche de la contre-attaque et les missions de commandement incomberont à l'aviation d'armée et de corps d'armée.» Le général Mangin est parti de suite pour Pronleroy, Q.G. du 35e corps (général Jacquot) et il y prend toutes les mesures utiles. On lui a demandé d'être prêt au plus tard pour midi. Il le sera dès 11 heures. Dans l'après-midi, le général Foch et le général Pétain viennent successivement au Q. G. du général Fayolle; ils approuvent l'un et l'autre l'ordre de contre-attaque et les dispositions qui ont été arrêtées en conséquence. Pendant ce temps, l'ennemi a encore progressé, peu au centre, mais à droite, en direction de Compiègne, il a enlevé Chevincourt, Machemont, Cambronne et s'est avancé jusqu'en face de Ribécourt. La 72e et la 53e divisions ont été rejetées sur la rive gauche de l'Oise et de ce côté, pour ne pas rester en flèche, les deux divisions du 18e corps, les 38e et 15e, qui entouraient au nord la forêt de Carlepont, se sont retirées sur la ligne Tracy-le-Val, Moulin-sous-Touvent, où se fait la liaison avec la Xe armée. |