![]() On connaît les conditions dans lesquelles nos troupes ont enlevé en Artois l'importante position de Souchez convoitée depuis si longtemps. Située au bord de la voie ferrée de la ligne de Frévent à Lens, le village de Souchez avait 1232 habitants. |
Dimanche 3 Octobre Notre artillerie lourde coopère avec la flotte britannique au bombardement de la côte belge.
En Artois, canonnade réciproque dans la région de Souchez et de Neuville-Saint-Vaast. Nous progressons sensiblement sur les hauteurs de la Folie. En Champagne, les Allemands canonnent (en faisant parfois usage d'obus suffocants) nos nouvelles lignes près de l'Epine de Védegrange et de la ferme de Navarin. Nom avons conquis un nouvel élément des positions ennemies au nord de Mesnil. Canonnade réciproque près de Berry-au-Bac et de Sapigneul. Deux fortes reconnaissances allemandes sont repoussées par nous en Lorraine, près de Moncel et de Sornéville. Nous abattons un ballon captif allemand. Soixante-cinq de nos avions bombardent les gares de Vouziers et de Challeranges. Les Anglais ont conservé toutes leurs positions au nord-ouest de Hulluch. Les Russes avancent sur tout le front. Ils ont remporté des succès signalés dans la région lacustre au sud de Dwinsk et ont rejeté les Allemands au delà de la Chara. Leurs effectifs s'augmentent d'ailleurs rapidement. Les Italiens livrent des combats acharnés pour la possession de Tolmino. La concentration bulgare s'opère à la fois à la frontière serbe et à la frontière grecque. |
![]() Le château de Carleul, dont il a été si souvent question, est également détruit. |
Mardi 5 octobre La lutte s'est poursuivie en Artois. A la cote 119, nous occupons le carrefour des Cinq-Chemins, puis l'ennemi y reprend pied. Partout ailleurs, les Allemands sont repoussés, malgré la violence de leurs contre-attaques réitérées. Lutte d'engins de tranchées au sud de la Somme, dans le secteur de Lihons et de Chaulnes, ainsi qu'au nord de l'Aisne, dans la vallée de la Miette et aux environs de Sapigneul. Nous avons abattu un taube et capturé les deux aviateurs. En Champagne, bombardement réciproque près de la ferme Navarin. L'ennemi dirige des obus suffocants sur notre arrière-front. Deux contre-attaques ont été par nous dispersées près de Mesnil. Dans l'Argonne orientale, nos batteries lourdes ont pris sous leur feu une colonne ennemie en marche de Baulny sur Apremont. Une attaque allemande a été refoulée à Celles-sur-Plaine, dans les Vosges. Bombardement à l'Hartmannswillerkopf. Une escadrille de nos avions a jeté 400 obus sur la gare des Sablons, à Metz. Les Anglais, attaqués par les Allemands, près d'Hulluch, ont tenu ferme. Mais plus au nord, ils ont reperdu la plus grande partie de la redoute Hohenzollern. La situation des Russes se consolide sur tout le front oriental. Ils ont détruit des canons et capturé des prisonniers. La Russie a adressé au cabinet de Sofia une note très énergique à laquelle les autres puissances de la Quadruple Entente se sont associées et qui laisse prévoir le rappel des agents diplomatiques. |
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Lundi 25 octobre Canonnade active au sud du canal de la Bassée. Les Allemands ont subi un huitième échec devant le bois de Givenchy et aux environs de la falaise de Vimy (cote 140). Ils ont été décimés et contraints de rentrer dans leurs tranchées. Lutte d'artillerie dans la Somme (Lihons, Canny, Beuvraignes). Nos batteries ont effectué des tirs de destruction en Champagne (sud-est de Tahure), entre Meuse et Moselle (Regniéville), et en Lorraine (Emberménil et Domèvre). Quatre de nos aviateurs ont livré des combats avantageux. Nos troupes se sont heurtées aux Bulgares vers Rabvova, à 14 kilomètres au sud de Stroumitza. Nous avons pris la localité avec des pertes légères. Les Serbes restent inébranlables sur les deux fronts. Ils ont repris Velès que les Bulgares avaient occupée. Ils ont infligé à leurs adversaires une série d'échecs sur le Timok, près de Pirot et sur la Nitchava. Les Russes ont capturé des prisonniers sur le Pripet et sur le Styr. Le parti interventionniste accentue son agitation en Roumanie. La crise de la cherté des vivres prend une acuité plus vive en Allemagne et en Hongrie. |