Lundi 1er mai
Dans la région au sud de Lassigny, les Allemands, après une vive canonnade, ont dirigé une petite attaque sur nos positions, entre Attiche et le Hamel. Après avoir pris pied dans un élément de tranchée, ils en ont été rejetés par une contre-attaque.
A l'ouest de la Meuse, bombardement du secteur d'Avocourt et de la région d'Esnes. Nous enlevons une tranchée au nord du Mort-Homme, en faisant 53 prisonniers, dont un officier. Nous enlevons également une tranchée an nord de Cumières, en faisant 30 prisonniers.
Activité intermittente d'artillerie sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre.
Dans les Vosges, nous repoussons l'ennemi avec pertes pour lui, au bois de Sapt, à la Tête-de-Faux et au sud de Largitzen.
Nous avons abattu un fokker près de Roye et contraint un autre à atterir dans la même région. Deus fokkers ont été abattus, l'un près des Eparges, l'autre au sud de Douaumont. Trois taubes ont été descendus près de Verdun.
Les Allemands, après avoir attaqué le front anglais à l'aide de gaz asphyxiants, ont dû reculer.
Le général Smuts continue la poursuite de l'ennemi en Afrique orientale.
Succès russe dans la région d'Erzindjian, en Asie Mineure.

 
 

Mardi 2 mai
En Belgique, notre artillerie a bouleversé les tranchées allemandes, en face de Boesinghe et de Steenstraete.
En Argonne, lutte de mines à la Fille-Morte. Nous avons occupé la lèvre sud d'un entonnoir provoqué par une explosion. Nous concentrons nos feux sur les organisations ennemies des Courtes-Chausses et du bois de Cheppy.
Les Allemands ont tenté une série d'attaques dans la région du Mort-Homme. Ils ont été chaque fois repoussés. Dans l'ensemble, leur pertes ont été énormes.
Sur la rive droite de la Meuse, ils ont canonné violemment la côte du Poivre et la région de Douaumont.
D'après un communiqné officiel, notre aviation de combat, durant le mois d'avril, a abattu 31 avions ennemis : 9 de ces derniers sont tombés dans nos lignes; les autres ont été vus en flammes. Nous n'avons, de notre côté, perdu que 6 avions.
La situation n'a pas changé sur le front de Macédoine, dans la deuxième quinzaine d'avril. Il n'y a eu que des escarmouches sans importance, bien que relativement fréquentes.
M. Venizelos a publié, dans son journal, le Kyrix, un article pour soutenir la demande des alliés que les Serbes puissent traverser le territoire hellénique.
La révolte irlandaise touche à sa fin. Les insurgés de Dublin ont invité ceux de province à capituler; 800 prisonniers ont été faits; les principaux chefs ont été capturés. Une partie de la presse réclame la démission de lord Winborne, le vice-roi d'Irlande, qui, d'après elle, aurait été inférieur à sa tâche.
L'enquête faite en Allemagne avec la collaboration des autorités hollandaises, a montré que le Tubantia avait bien été coulé par un sous-marin.
Un raid, tenté par les Allemands sur le front britannique, près de Fricourt, a échoué. L'ennemi n'a pas eté plus heureux dans le secteur Messine-Wulverghem, où il avait recouru aux gaz asphyxiants. Guerre de mines plus active dans le secteur de Loos. Canonnade violente sur le front belge, dans la région de l'Yser.
Violent bombardement par les Allemands du secteur de Riga, comme aussi sur les positions de Dwinsk.
Au nord de Mourovitza, sur l'Iksa, les Autrichiens ont attaqué en force les tranchées russes. Après un violent combat, nos alliés ont capturé ce qui restait de deux bataillons hongrois, environ 600 hommes, les deux bataillons ayant subi, durant l'affaire, de très lourdes pertes.
Dans la région de Diorbékir (Asie Mineure), les Russes ont repoussé des attaques des avant-postes turcs. Les troupes ottomanes ont évacué deux localités à 100 kilomètres à l'ouest de Trébizonde.
L'ambassadeur américain Gérard a quitté le quartier général allemand pour rentrer à Berlin. Mais l'envoi de la note allemande à l'Amérique tarderait encore.
La Russie et l'Angleterre ont conclu un accord avec la Perse.
Une mutinerie a éclaté en Belgique parmi les soldats allemands cantonnés à Bruxelles.
Le gouvernement suisse se déclare satisfait à la suite de la démarche que notre ambassadeur, M. Beau, a faite à propos d'un raid de deux avions français sur le territoire helvétique.

Mercredi 3 mai
En Champagne, nous avons provoqué plusieurs explosions dans une batterie allemande (région de Moronvilliers). Une autre batterie au nord de Massiges a subi de graves dégâts.
En Argonne, lutte de mines. A l'ouest de la Meuse, lutte d'artillerie d'Avocourt au Mort-Homme.
A l'est, nous avons enlevé 500 mètres de tranchées et fait 100 prisonniers au sud du fort de Douaumont. Nous avons abattu un taube au nord de Douaumont.
Les Allemands ont été repoussés par les Belges dans une attaque qu'ils tentaient à l'est de l'Yser.
M. Asquith annonce aux Communes qu'il déposera un projet organisant le service militaire obligatoire pour les hommes mariés.

Jeudi 4 mai
En Argonne, après un vif bombardement avec des obus lacrymogènes, l'ennemi a tenté une attaque sur nos tranchées entre la Harazée et le Four-de-Paris. Il a été repoussé et fortement éprouvé par nos feux.
Bombardement violent du secteur d'Avocourt.
Nos troupes, par un brillant assaut, ont enlevé les positions allemandes au nord-ouest du Mort-Homme. Nous avons fait 100 prisonniers et capturé quatre mitrailleuses.
On signale de graves désordres à Dublin, trois des chefs de la révolte irlandaise ont été fusillés. Les cours martiales fonctionnent à Dublin. M. Birrell, secrétaire d'Etat pour l'Irlande, a démissionné. La Chambre des Communes a voté en première lecture le bill sur la conscription pour les hommes mariés.

Vendredi 5 mai
En Belgique, les tirs de notre artillerie ont bouleversé les organisations ennemies de la Grande-Dune et provoqué l'explosion d'un dépôt de munitions.
En Argonne, nous avons canonné les organisations ennemies du bois de Cheppy. Lutte de mines à la Fille-Morte.
Combat à coups de grenade dans le bois d'avocourt.
Nous avons élargi et consolidé nos gains au Mort-Homme. Une petite attaque allemande sur les tranchées récemment conquises par nous a été arrêtée net par nos tirs de barrage.
A l'est de la Meuse et en Woëvre, activité intermittente d'artillerie.
Aux Eparges, nous avons fait sauter une mine dont nous organisons l'entonnoir.
A l'est de Saint-Mihiel, une forte reconnaissance ennemie a été repoussée par nous en forêt d'Apremont.
Un zeppelin a coulé en mer du Nord sur la côte de Norvège.
On annonce que les Allemands feraient évacuer Metz par la population civile.
M. Liebknecht a été arrêté à Berlin à la suite des manifestations du 1er mai. Etant mobilisé, il est justiciable des conseils de guerre. Le groupe socialiste au Reichstag demande sa libération.
Un de nos avions a abattu un appareil allemand à Douaumont.
Nos troupes occupent, en Grèce, Florina.

  Samedi 6 mai
Au sud de la Somme, un coup de main tenté par l'ennemi sur nos tranchées de la région de Cheppy a totalement échoué.
A l'ouest de la meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont lancé une forte attaque sur nos positions au nord de la cote 304. L'ennemi, repoussé sur l'ensemble du front, a pris pied dans quelques points de notre tranchée avancée.
Activité intermittente d'artillerie en Woëvre et à l'est de la Meuse.
La Chambre des Communes a voté le service obligatoire par 328 voix contre 36.
Un zeppelin qui survolait Salonique a été abattu par les canons des flottes alliées. Il est tombé en flammes à l'embouchure du Vardar.
Un autre zeppelin a été abattu par une croisière anglaise sur la côte du Sleswig.
Grande activité d'artillerie sur le front belge. Nous avons endommagé les organisations défensives de l'ennemi.
La réponse allemande a été remise à l'Amérique. Le cabinet de Berlin propose de modifier les règles de sa guerre sous-marine, si l'Amérique obtient de l'Angleterre, l'abandon du blocus.
 

Dimanche 7 mai
Dans la région de Lassigny, nous avons exécuté, au bois d'Orval, sur une tranchée allemande, un coup de main qui nous a permis de faire des prisonniers et d'infliger des pertes à l'ennemi.
En Champagne (Somme-Py) notre tir a endommagé une batterie allemande.
En Argonne, un coup de main dirigé sur un petit saillant de la ligne ennemie à l'est de la route de Benarville, nous a permis de pénétrer dans les tranchées allemandes; nous avons fait des prisonniers et pris deux mitrailleuses.
A l'ouest de la Meuse, le bombardement ennemi a atteint une intensité énorme dans le secteur de la cote 304. Nous avons évacué une partie des tranchées de la pente nord, devenues intenables. Nos batteries ripostant avec énergie, ont enrayé toute avance de l'ennemi.
Une attaque allemande, dirigée à l'ouest et au nord-ouest de la cote 304, a été repoussée à la baïonnette. Canonnade intense à l'est de la Meuse (Vaux).
La réponse américaine à la note allemande ne sera pas rédigée tout de suite.
On signale un succés belge au Congo.
La presse allemande relate de nouveaux désordres qui ont eu lieu dans l'agglomération berlinoise.
 

La commémoration "satirique" d'un grand crime

Ce cliché que nous communique le Figaro, représente une médaille vendue dans toute l'Allemagne et dite satirique. Elle glorifie le torpillage du Lusitania qui causa la mort de 1145 personnes. Voici la description portée au catalogue de vente : Médaille satirique coulée par K.Goetz. Geschaft ûber alles. Une foule de passagers devant le guichet de la Cunard line où la mort vend des billets. - revers : Vue du Lusitania coulant.

 

Lundi 8 mai
Au nord de la Somme, les Allemands, après une intense préparation d'artillerie, ont prononcé une attaque sur nos tranchées, au sud de Lihons. Arrêtée par nos tirs de barrage, l'attaque s'est dispersée avant d'avoir atteint nos fils de fer.
Sur la rive gauche de la Meuse, le bombardement, très violent, qui dure sur la région de la cote 304, a été suivi d'une forte attaque allemande appliquée entre la cote 304 et le Mort-Homme. L'ennemi, après des efforts répétés, a pénétré dans un boyau à l'est de la cote 304. Partout ailleurs, il a été repoussé avec des pertes sérieuses.
Sur la rive droite, après une intense préparation d'artillerie, les allemands ont prononcé plusieurs attaques sur nos tranchées entre le bois d'Haudromont et le fort de Douaumont. Dans la partie ouest du front attaqué, ils ont pris pied sur une longueur de 500 mètres dans nos eléments de première ligne; ailleurs, leurs assauts ont été brisés.
Au sud de Saint-Mihiel, nous avons repoussé une forte reconnaissance ennemie.
En Lorraine, nous avons surpris une patrouille au sud-est de Nomény.
Au cours d'une bourrasque, plusieurs de nos ballons captifs ont été emportés dans les lignes allemandes.
Lutte d'artillerie sur le front belge.
Canonnade réciproque dans les secteurs anglais.

Mardi 9 mai
Sur la rive gauche de la Meuse, les combats ont continué avec acharnement dans la région de la cote 304. Les tentatives furieuses de l'ennemi se sont brisées devant notre résistance et n'ont valu aux Allemands que des pertes très élevées. Une vive contre-attaque de notre part a chassé l'ennemi du boyau de la cote 204 où il s'était implanté. Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers.
Sur la rive droite (région sud et bois d'Haudromont) nous avons rejeté les Allemands de la plus grande partie des éléments de première ligne où ils avaient pénétré la veille. Une trentaine de prisonniers, dont deux officiers, sont restés entre nos mains.
En Woëvre, lutte d'artillerie assez active.
Nous canonnons efficacement les campements au sud de Thiaucourt.
Canonnade aussi dans les bois de Rennères et du jury.
Deux avions allemands ont été abattus près de Verdun, l'un aux environs d'Ornes, l'autre au sud d'Azannes.
Bombardement intense sur le front belge, près de Dixmude.
Le cabinet de Washington délibère toujours sur la note allemande.
Guillaume II a mandé le prince de Bülow au quartier général.

 

Le gourbi d'un capitaine d'infanterie
 

Le périscope 
Mercredi 10 mai
Entre Oise et Aisne, nous avons repoussé un coup de main dirigé sur un de nos ouvrages au sud d'Antrèches.
En Champagne, notre artilleric a exécuté des tirs sur les tranchées et batteries allemandes au nord de Ville-sur-Tourbe et sur les voies de communication de l'ennemi dans la région Somme-Py.
En Argonne, dans la région de Bolante, nous avons enlevé deux petit postes dont les défenseurs ont été tués, et nous avons occupé en avant de ces postes plusieurs entonnoirs.
Sur la rive gauche de la Meuse, trois tentatives allemandes sur les tranchées de la cote 304 ont été repoussées.
Sur la rive droite du fleuve, nos contre-attaques nous ont permis de chasser l'ennemi de quelques éléments de notre première ligne qu'il tenait encore.
Nos batteries ont pris sous leur feu des convois de ravitaillement et des détachements ennemis sur la route d'Essey à Bayonville.
Lutte d'artillerie sur le front belge.
Les troupes du Congo belge ont à nouveau progressé sur le territoire de l'Afrique orientale allemande.
MM. Viviani et Albert Thomas ont été reçus par le tsar.
Le président Wilson a répondu à la note allemande : il prend acte des promesses du chancelier, mais refuse de traiter la question du blocus britannique avec le cabinet de Berlin.
Le gouvernement américain a décidé de renforcer ses effectifs à la frontière mexicaine.
Les Italiens ont progressé dans le massif de Tofana (Trentin).

 
Jeudi 11 mai
Entre Oise et Aisne, un coup de main sur une de nos tranchées de Moulin-sous-Touvent a complètement echoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, à la suite d'un violent bombardement, les Allemands ont lancé une forte attaque sur nos positions aux abords de la cote 287. L'attaque a été complètement repoussée, nous avons fait des prisonniers. Une action offensive menée par nos troupes sur les pentes ouest du Mort-Homme nous a permis d'occuper quelques éléments d'une tranchée allemande. Nous avons fait 62 prisonniers et pris des mitrailleuses.
En Haute-Alsace, une reconnaissance ennemi qui tentait d'enlever un de nos petits postes près de Hirzbach, au sud d'Altlkirch, a été repoussée avec des pertes.
Lutte d'artillerie sur le front belge.
Un sous-marin français a coulé dans l'Adriatique un transport autrichien chargé de matériel.
L'Allemagne a reconnu que le Sussex avait été torpillé par un sous-marin. Le capitaine du sous-marin a été puni.
On annonce qu'à la suite des troubles de ces derniers jours, causé par la cherté des vivres, le ministre de l'Intérieur, M. Delbruck a démissionné à Berlin. Certains journaux disent tout simplement que M. Delbruck se retire pour raison de santé.

Vendredi 12 mai
En Champagne, par nos tirs de destruction, nous avons démoli une tranchée allemande sur une longueur de 100 mètres au sud-est de Tahure.
Lutte d'artillerie assez active dans la région du bois d'Avocourt, sur la rive gauche de la Meuse.
Sur la rive droite, une attaque allemande lancée sur nos positions à l'ouest de l'étang de Vaux, a été repoussée à la baïonnette et a la grenade.
Rafales d'artillerie en Woëvre.
Dans son discours aux Cortès espagnoles, Alponse XIII a exprimé l'espoir d'apporter le plus tôt possible sa collaboration à la conclusion de la paix.
Quatre de nos avions de bombardement ont lancé 26 obus sur les gares de Damvillers et d'Etain et sur un parc, près de Foameux, où un incendie s'est déclaré.
Les Russes ont arrêté une offensive turque à Mamahatum. Ils ont occupé la ville de Kosricherin, à 160 kilomètres de Bagdad, et y ont pris de grosses réserves de munitions.
Sur le front d'Europe, ils ont infligé un échec aux Allemands au nord de Smorgone, et un autre au sud de Kiev.
Ils ont abattu un taube près de Czartovisk.
Activité d'artillerie sur le front italien et aussi sur le front britannique (Fricourt, Souchez, Hulluch).
Une fois de plus est annoncé le remaniement du cabinet grec.

Samedi 13 mai
Sur la rive gauche de la Meuse, des combats partiels nous ont permis d'élargir sensiblement nos positions au sud-est d'Hautcourt.
Au Mort-Homme, les Allemands ont tenté vainement de nous déloger des positions conquises par nous le 10 mai sur les pentes ouest. Deux attaques successives ont été repoussées par nos feux.
Sur la rive droite, bombardememt violent de nos premières et de nos deuxièmes lignes entre le bois d'Haudromont et Vaux. Une attaque allemande dirigée contre nos tranchées au sud-est du fort de Douaumont, a été complètement repoussée.
Sur le front belge, les Allemands, après un violent bombardement des environs de Dixmude, ont tenté d'occuper un élément de tranchée au bord de l'Yser. Ils ont été deux fois repoussés. L'artillerie belge a bouleversé les retranchements ennemis.
Les Russes ont repoussé une tentative d'offensive turque dans la direction d'Erzindjan. Ils ont progressé le long de la côte de la mer Noire.
Les Italiens ont obtenu un succés dans le bassin de Plezzo, au nord de Gorizia. Ils ont fait 123 prisonniers.
Le Reichstag a refusé la mise en liberté de M. Liebknecht.

 
 
Dimanche 14 mai
En Champagne, activité des deux artilleries dans les regions de Prosnes et de Saint-Hilaire-le-Grand.
Sur la rive gauche de la Meuse, bombardement ininterrompu dans les secteurs du bois d'Avocourt et de la cote 304 : nous avons réalisé encore quelques progrès autour de la cote 287; nous avons repoussé une attaque sur nos positions à l'ouest de la cote 304. Sur les pentes nord-est du Mort-Homme, un coup de main tenté par l'ennemi a complètement échoué.
Sur la rive droite, les Allemands ont renouvelé leurs attaques sur nos tranchées au sud-est du fort de Douaumont. Malgré la violence du bombardement qui précédait les asssauts de l'ennemi, notre ligne n'a fléchi sur aucun point. L'adversaire a été refoulé avec des pertes sérieuses.
D'autres tentatives dirigées au cours de la nuit sur nos positions au nord de la ferme Thiaumont ont été également arrêtées par nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses.
Canonnade en forêt de Parroy et au Ban-de-Sapt.
Les Allemands ont pris l'offensive contre le secteur de Jacobstadt et dans plusieurs autres secteurs de la région de Dvinsk.
Une nouvelle offensive turque a été brisée par les Russes, entre la frontière persane et Bagdad.
Les Anglais ont perdu quelques tranchées près de Vermelles.

Lundi 15 mai
Au sud de Roye, nous avons repoussé un coup de main sur une de nos tranchées du bois des Loges.
En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons fait sauter deux mines qui ont détruit une tranchée allemande.
Dans la région de Verdun, canonnade intermittente dans les différents secteurs. Aucune action d'infanterie.
Sur le front belge, la lutte d'artillerie a repris avec une grande intensité dans la région de Dixmude et au nord de cette ville.
Autour de Salonique, les orages violents qui se succèdent genent les opérations militaires. Nos avions ont bombardé les campements de Guevgheli.
Dans la région d'Erzindjan, les Russes se sont emparés, à la suite d'ume impétueuse attaque de nuit, d'un haut massif montagneux; ils ont capturé 50 officiers et 365 soldats turcs. A l'aile gauche, ils ont battu l'armée ottomane et pris 2000 fusils.
Sur le front russe d'Europe, les Allemands ont bombardé un secteur dans la région du canal d'Oginski; ils ont attaqué au sud de la Pripet. Il est avéré que la disette de viande s'est encore accrue à Berlin où la ration quotidienne va être diminuée.
Des émeutes ont eu lieu à Mannheim.

Mardi 16 mai
Au sud de la Somme, près Vermandovillers, un coup de main nous a permis de nettoyer d'ennemis une tranchée allemande de première ligne.
En Champagne, violent bombardement par les Allemands de la région dite du Mesnil-Maisons-de-Champagne. L'ennemi a tenté plusieurs attaques simultanées à faible effectif sur divers points du front. Toutes ces attaques, arrêtées par des tirs de barrage ou repoussées par nos contre-attaques, sont restées infructueuses. Une incursion dans un ouvrage allemand, à l'ouest du mont Têtu, nous a permis de ramener une quinzaine de prisonniers.
Dans la région de Verdun, bombardement de nos premières et de nos deuxièmes lignes à l'ouest de la Meuse.
Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons réussi un coup de main, que notre artillerie avait préparée. Nos patrouilles ont nettoyé les tranchées ennemies sur un front de 200 mètres et ramené des prisonniers.
Nous canonnons des détachements ennemis au sud-ouest de Thiaucourt.
Violente lutte d'artillerie dans le secteur de Dixmude sur le front belge. Une incursion ennemie est refoulée.
Un zeppelin a été abattu en mer du Nord.
Les Allemands reprennent le bombardement de notre front de Salonique.
Les Russes remportent un succès en Mésopotamie.

Mercredi 17 mai
En Champagne, un détachement ennemi qui tentait de surprendre un de nos petits postes dans la région de la butte du Mesnil a été repoussé à coups de grenades.
En Argonne, lutte d'artillerie assez active dans les secteurs du Four-de-Paris, des Courtes-Chausses et de Vauquois.
Sur la rive gauche de la Meuse, bombardement assez vif de la région du bois d'Avocourt, cote 304, le Mort-Homme. Une tentative d'attaque sur nos positions à l'ouest de la cote 304 a été arrêtée par nos tirs de barrage.
A l'est de la Meuse et en Woëvre, quelques rafales d'artillerie.
Lutte d'artillerie très vive sur le front belge, où des tirs de concentration ont été exécutés par nos batteries de gros calibre contre les organisations défénsives allemandes de la rive droite de l'Yser, dans la région de Dixmude.
Combats d'artillerie en Artois sur le front anglais.
Des avions britanniques ont bombardé Porto-Lagos, en Bulgarie.
Des avions autrichiens ont survolé Venise et Mestre en lançant quelques bombes.
Les Anglais ont conquis 250 mètres de tranchées près de Vimy en Artois.

Jeudi 18 mai
Dans la région de Verdun, grande activité des deux artilleries dans les secteurs d'Avocourt, de la cote 304 et entre Douaumont et Vaux.
Lutte de mines en Argonne. 13 de nos avions de bombardement on lancé 24 obus sur des bivouacs dans la région Damvillers-Ville-Devant-Chaumont, 11 sur la gare de Brieulles et Cléry, 14 sur des cantonnements à Nantillois et à Romagne; 21 sur la gare d'Apremont et sur Grand-Pré.
Un de nos Pilotes a abattu un taube au nord de Vic-sur-Aisne.
Une de nos escadrilles a lancé 20 obus sur les gares d'Ars et de Metz, 40 sur les hangars de Frescaty, 40 sur la gare d'Arnaville, 30 sur la voie ferrée et les gares entte Metz et Thionville; un autre a bombardé Metz-Sablons.
Un de nos pilotes, en combat singulier, a abattu un avion ennemi au nord-ouest de Rezonville. Un autre avion a été abattu au Ban-de-Sapt. Trois autres taubes ont été détruits dans la région de Verdun.
Il se confirme que l'offensive autrichienne annoncée a bien commencé sur le front italien.
Les contre-torpilleurs anglais ont mis en fuite des destroyers allemands sur la côte belge.
Un critigue militaire hongrois reconnaît que les Français ont été victorieux à Verdun.
La conscription a été votée en troisième lecture aux communes anglaises.

Vendredi 19 mai
Au nord de l'Aisne, nous avons dispersé un détachement ennemi qui tentait d'aborder une de nos tranchées au sud de Nouvron.
Sur la rive gauche de la Meuse, l'ennemi, après un violent bombardement, a déclanché une forte attaque sur nos positions du bois d'Avocourt et et de la cote 304. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont arrêté l'ennemi, qui semble avoir subi des pertes élevées. Violente action d'artillerie dans l'ensemble du secteur.
Bombardement sur la rive droite et spécialement aux Eparges.
Nos avions ont effectué de nombreux bombardements. 15 obus ont été lancés près de Haucourt (10 kilomètres sud de Sedan) sur un dépôt de munitions ; 5 sur la gare de Sedan ; 15 sur un dépôt de munitions près d'Azannes ; 80 sur la gare de Metz-Sablons.
Des taubes ont survolé Lunéville, Epinal et Belfort.
Les Russes ont refoulé une attaque allemande dans la région du lac du Sventen et progressé à l'ouest d'Olyka ; ils ont forcé les Autrichiens à se replier près de Boyanc.
Sur le front italien, cinq attaques autrichiennes ont été brisées avec des pertes énormes dans la vallée de Lagarina (Adige). D'autres ont été arrêtées dans le secteur d'Asiago. Les Italiens ont fait 300 prisonnniers dans le val Sugana.
 
  Samedi 20 mai
Violente canonnade en Champagne.
En Argonne occidentale, l'ennemi a tenté de pénétrer, à la suite d'une explosion de mine, dans un petit saillant que forme notre ligne, près de Saint-Hubert. L'ennemi a été arrêté net par nos tirs de barrage et rejeté dans ses tranchées.
Les Allemands ont renouvelé leurs attaques sur la région bois d'Avocourt-cote 304. Ils y ont employé de gros effectifs. Ils ont été impuissants à nous déloger du bois et de nos positions à l'ouest de la cote 304. Au centre, ils ont pris un petit ouvrage mais n'ont pu élargir leurs progrès. Une tentative qu'ils ont faite pour reprendre le fortin conquis par nous sur les pentes nord-est de la cote 304 a totalement échoué.
Canonnade sur la rive orientale de la Meuse, en Woëvre et dans les Vosges.
Des taubes ont jeté des bombes sur Gérardmer. Un avion allemand a été abattu près de Sainte-Menehould. Le sous-lieutenant Navarre a decendu son dixième avion près de Bolante (Argonne).
Les sous-marins russes ont coulé trois vapeurs allemands dans la Baltique.
Les Autrichiens ont procédé à de nouvelles et violentes attaques dans la vallée de l'Adige. Ils ont été repoussés avec de très grosses pertes.
Les Anglais ont bombardé par air et par mer le fort d'El Arysch occupé par les Turcs à la frontière d'Egypte.
M. de Saint-Allaire est nommé ministre de France à Bucarest en remplacement de M. Blondel.
 
Dimanche 21 mai
Au nord-ouest de Roye, notre artillerie a canonné les dépôts de ravitaillement ennemis où plusieurs incendies se sont déclarés.
Au nord de Soissons, nous avons dispersé deux fortes reconnaissances allemandes.
En Champagne, un coup de main nous a permis de pénétrer au nord-ouest de Ville-sur-Tourbe dans les lignes adverses et de nettoyer une tranchée allemande dont tous les occupants ont été tués ou capturés.
Sur la rive gauche de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont dirigé une attaque à large envergure sur toute la région du Mort-Homme. Dans le secteur à l'ouest du Mort-Homme, l'ennemi a été rejeté avec des pertes sérieuses. Dans les secteurs Est et Nord, après une série d'assauts infructueux, il a réussi à occuper quelques éléments de notre tranchée avancée. Des contingents, qui avaient pénétré j'usqu'à notre deuxième ligne, ont dû refluer en désordre, laissant de nombreux cadavres sur le terrain.
Un taube a été abattu près de Verdun.
Canonnade sur le front belge (Dixmude). Des aviateurs alliés ont bombardé des parcs d'aviation allemands.
L'offensive autrichienne a continué, avec des fortunes diverses, sur tout le front italien, de l'Adige à la Brenta.


Tranchée couverte, à St-Paul, près Soissons
 
Lundi 22 mai
Les attaques allemandes ont continué sur nos positions du Mort-Homme.
Aux abords de la route d'Esnes-Haucourt, nous avons enlevé deux tranchées allemandes. L'ouvrage occupé le 18 par l'ennemi au sud de la cote 287 a été bouleversé par notre artillerie.
A l'est de la cote 304, nous avons brisé une attaque ennemie.
A l'ouest du Mort-Homme, où les Allemands ont occupé une de nos tranchées avancées, ils ont subit ensuite un échec complet. Un assaut tenté par une brigade a été arrêté par nos feux et nos contre-attaques ; nos batteries ont pris sous leurs feux des colonnes qui suivaient les premières vagues et les ont forcées à refluer en arrière.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons enlevé les carrières de Haudromont, pris 80 hommes et 4 mitrailleuses.
Les avions allemands, en deux fois, ont jeté 120 bombes sur Dunkerque et sa banlieue, faisant 7 morts et 35 blessés. Deux des avions ont été abattus. 53 de nos avions ont été jeter 250 obus sur les cantonnements allemands de Wywege et de Ghistelles. Belfort a reçu 15 bombes.
Les Italiens, sur le front du Trentin, résistent toujours solidement aux attaques autrichiennes.
Un aviateur belge, près de Steenstraete, a abattu un taube.

 

Mardi 23 mai
En Argonne, nous avons bombardé énergiquement Nantillois, Montfaucon et le bois de Cheppy. Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons progressé au sud de la cote 287 et repris plusieurs petits ouvrages occupés par l'ennemi. A l'ouest du Mort-Homme, nos contre-attaques nous ont permis de chasser l'ennemi de quelques nouveaux éléments de tranchées occupés par lui.
Sur la rive droite, après une puissante préparation d'artillerie, notre infanterie s'est portée à l'assaut des positions allemandes sur un front d'environ 2 kilomètres, depuis la région à l'ouest de la ferme Thiaumont jusqu'à l'est du fort de Douaumont. Sur tout le front attaqué, nos troupes ont enlevé les tranchées allemandes; elles ont pénétré dans le fort de Douaumont, dont l'ennemi tient encore la partie nord. De nombreux prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur les Hauts-de-Meuse (bois Bouchot), nous avons enlevé 300 mètres de tranchées et fait des prisonniers.
Un avion allemand a été abattu à Wizzele (Nord); deux autres en Alsace ( près de Thann et au Bonhomme).
Une patrouille allemande a été repoussée par les Belges sur l'Yser.
Un détachement de cosaques a opéré sa jonction avec les troupes anglaises du général Gorringe, en Mésopotamie.

Mercredi 24 mai
Les contre-attaques allemandes ont pris un caractère d'extrême violence dans la région de Verdun ; de gros effectifs y ont participé.
Sur la rive gauche, après un bombardement par obus de gros calibre, les Allemands ont lancé plusieurs masses d'assaut successives à l'est et à l'ouest du Mort-Homme. Une première attaque a été repoussée avec des pertes sanglantes sans que l'ennemi ait pu aborder nos lignes ; une deuxième attaque est parvenue à prendre pied dans une de nos tranchées à l'ouest. Une contre attaque immédiate de notre part a entièrement refoulé l'ennemi.
Sur la rive droite, la région Haudromont-Douaumont a été le théâtre d'une lutte meurtrière. Les Allemands ont multiplié les assauts. Les positions conquises par nous ont été intégralement maintenues, notamment dans le fort de Douaumont. Dans cette région, plus de 300 prisonniers sont restés entre nos mains.
Nous avons abattu un taube dans la région de Furnes et un aviatik près de Beaumont. Dans la région du Linge, un aviateur français, attaqué par trois avions ennemis, a abattu l'un d'eux et mis en fuite les deux autres.
Canonnade sur le front anglais, dans la région de Vimy et entre Hooge et la voie ferrée Ypres-Roulers. Activité de mines en Artois.
Les Italiens se sont repliés sur leur principale ligne de résistance, entre le Haut-Astico et le val Sugana.
Les Russes ont progressé en Perse.
La presse allemande accueille en général favorablement la nomination de M. Hellferich au ministère de l'Intérieur, mais l'opinion dans les états du Sud appréhende que la dictature de l'alimentation ne fonctionne au profit de la Prusse.

Jeudi 25 mai
La bataille s'est poursuivi sur les deux rives de la Meuse, dans le secteur de Verdun. Sur la rive gauche, toute une série d'assauts allemands ont été brisés dans la région du Mort-Homme, mais l'ennemi a réussi au prix de gros sacrifices, à prendre pied dans le village de Cumières. Quand il a essayé d'en déboucher, il a été arrété et une contre-attaque de nos troupes nous a permis alors de ressaisir les tranchées situées à la lisière sud du village.
Sur la rive droite, l'ennemi s'est acharné, à la reprise du fort de Douaumont. Des attaques furieuses ont été menées avec deux divisions bavaroises nouvellement arrivées. Les Allemands, après plusieurs tentatives infructueuses, ont réoccupé les ruines du fort, dont nous tenons les abords immédiats.
Une tentative de débordement de nos positions du bois de la Caillette a échoué sous nos tirs de barrage et nos feux d'infanterie.
Deux avions autrichiens ont été abattus près de Venise. Une canonnière autrichienne a été coulée dans la haute Adriatique.

Vendredi 26 mai
Violent duel d'artillerie sur la rive gauche de la Meuse (secteur 304, front du Mort-Homme-Cumières). Nous avons progressé à la grenade dans les boqueteaux à l'est de Cumières. Pas d'attaque ennemie.
Sur la rive droite, les Allemands ont tenté une série d'actions offensives entre le bois d'Haudromont et la ferme Thiaumont. Elles ont été repoussées avec de lourdes pertes sauf sur un pont où les fractions ennemies se sont emparées d'un élément de tranchée.
Le tir d'une de nos pièces à longue portée a provoqué un incendie dans un dépôt de matériel allemand à Heudicourt (nord-est de Saint-Mihiel).
Dans la région d'Etain, une de nos escadrilles a livré bataille à un groupe d'avions allemands ; deux avions ennemis, atteints, ont dû atterrir.
Les Italiens ont arrêté les attaques autrichiennes dans la vallée de l'Adige et à l'est de cette vallée, infligeant à l'ennemi de grosses pertes.

Samedi 27 mai
Dans l'Argonne, nons avons fait exploser une mine avec succès à la Fille-Morte.
Violente canonnade dans la région d'Avocourt et à la cote 304.
Une attaque allemande, qui se préparait à déboucher dans la région du Mort-Homme, a avorté sous nos tirs de barrage.
Sur la rive droite, nous avons repris par une contre-attaque, un élément de tranchée que l'ennemi avait occupé entre bois d'Haudromont et la ferme Thiaumont. Au nord de cette ferme, nous avons progressé à la grenade et fait des prisonniers.
Une forte attaque, que les Allemands ont lancée sur nos tranchées, aux abords du fort de Douaumont, a été repoussée avec de dures pertes.
Les Italiens ont infligé un gros échec aux Autrichiens dans la vallée de Lagarina. La lutte, sur leur front, se développe dans la région d'Asiago.
On signale des émeutes de femmes â Francfort-sur-Mein.
La canonnade s'accentue autour de Salonique, spécialement entre Doiran et Guevgueli.
 
 
Dimanche 28 mai
Au sud de la Somme, un tir de concentration de nos batteries a détruit plusieurs abris de l'ennemi.
En Champagne, grande activité des deux artilleries dans les secteurs de Ville-sur-Tourbe, Tahure et Navarin. Une attaque allemande sur nos positions à l'ouest de la route de Navarin a échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, canonnade dans le bois d'Avocourt et dans le secteur de la cote 304.
Nos troupes ont attaqué le village de Cumières et les positions à l'ouest. Nous avons pénétré dans la partie est du village et enlevé plusieurs tranchées, en capturant 100 hommes et 2 mitrailleuses.
Au sud-ouest du Mort-Homme, nous avons progressé et fait 50 prisonniers.
Une nouvelle attaque allemande a été repoussée aux abords du fort de Douaumont. Nous avons progressé au nord-ouest de la ferme Thiaumont.
Les Italiens ont contenu énergiquement l'ennemi par leurs contre-attaques dans la vallée de l'Adige, dans le val Sugana et sur le Carso.
Les Anglais se sont emparés de la capitale du Darfour en infligeant un gros échec au sultan Ali Dinar.
Le général Gallieni, ancien ministre de la Guerre, est décédé.
L'aviateur Gilbert s'est de nouveau évadé.

Lundi 29 mai
Sur la rive gauche de la Meuse, violent bombardement de toute la région du Mort-Homme ainsi que du secteur à l'ouest de la ferme Thiaumont, sur la rive droite.
En Alsace, deux tentatives d'attaque nord-ouest de Balschwiller (nord-ouest d'Altkirch) ont été enrayées par nos feux.
Les Russes ont repoussé une attaque allemande dans la région des lacs.
Les Italiens ont brisé toute une série d'offensives autrichiennes dans les divers secteurs du front ; la pression de l'ennemi augmente toutefois autour d'Asiago.
Les Bulgares, faisant irruption sur le sol grec, ont occupé plusieurs forts de la zone de couverture. Les troupes hellènes ont l'ordre de se replier.

 

Une saucisse attaquée par un "bébé Nieuport"
 
Mardi 30 mai
Au sud de Roye (région de Beuvraignes), notre artillerie a bouleversé les organisations allemandes de première ligne.
Sur la rive gauche de la Meuse, deux attaques allemandes débouchant du bois des Corbeaux ont été complètement repoussées par nos tirs de barrage et nos feux d'infanterie. Un assaut contre la cote 304 a été brisé avec des pertes sensibles, ainsi qu'un second assaut qui l'a suivi à quelques heures d'intervalle. Des rassemblements ennemis, signalés à l'ouest de la cote 304, ont été dispersés par notre artillerie.
Entre le Mort-Homme et Cumières, une forte attaque ennemie a été arrêtée par notre tir de barrage, sauf en un point où l'ennemi a pris pied sur un front de 300 mètres dans une de nos tranchées avancées.
Sur la rive droite, violente lutte d'artillerie à l'est et à l'ouest du fort de Douaumont.
Le chancelier allemand est arrivé à Munich où la presse l'a froidement accueilli.

 
Mercredi 31 mai
Le bombardement a redoublé d'intensité entre le Mort-Homme et Cumières. L'ennemi a dirigé sur l'ensemble des positions de ce secteur une très puissante attaque où il a engagé une division fraîche et nouvellement arrivée.
A notre gauche, nos feux ont brisé tous les assauts ennemis sur les pentes est du Mort-Homme. Dans la région du bois des Caurettes, après plusieurs tentatives infructueuses de l'ennemi, qui a subi des pertes importantes, nous avons dû replier nos éléments avancés au sud du chemin de Béthincourt à Cumières. A notre droite, les Allemands n'ont pu nous déloger des lisières sud du village de Cumières.
Sur la rive droite, lutte d'artillerie très vive à l'ouest du fort de Douaumont.
Un transport autrichien a été coulé dans le port de Trieste par un sous-marin italien.


Jouets dernier cri : comment on apprend aux enfants allemands à respecter les prisonniers