| Samedi 1er mai Nous avons progressé au nord d'Ypres, dans la région de Streenstraate; nous avons gagné là une profondeur de 500 mètres à un kilomètre, en enlevant deux lignes de tranchées successives et en faisant de nombreux prisonniers. Reims a reçu 500 obus, dont quantité d'obus incendiaires - qui ont allumé plusieurs incendies, mais ceux-ci ont été éteints rapidement. En Champagne, l'ennemi a bombardé une de nos ambulances et blessé un médecin.
Dix-neuf obus de 380 sont tombés sur Dunkerque : ils provenaient de canons placés dans les lignes allemandes. Vingt personnes ont été tuées, quarante-cinq blessées, et plusieurs maisons détruites.
Une importante conférence a eu lieu à Rome, entre MM. Salandra, Sonnino et le général Cadorna, chef de l'état-major.
Les combats demeurent incessants au col d'Usjok, dans les Carpathes; ils continuent à tourner à l'avantage des Russes. Ceux-ci refoulent également les avant-gardes allemandes qui attaquaient vers le Niémen.
Trois vapeurs anglais ont été coulés par des sous-marins allemands.
François-Josef a mandé en consultation le comte Goluchowsky, ancien ministre des Affaires étrangères d'Autriche-Hongrie, qui avait toujours été partisan de l'entente russe.
| Dimanche 2 mai Journée relativement calme à considérer l'ensemble du front.
Deux attaques allemandes ont été repoussées à Bagatelle, en Argonne.
Au bois Le Prêtre (Pont- à-Mousson), nous avons enlevé des tranchées, fait des prisonniers et organisé le terrain conquis.
Une dizaine d'obus sont encore tombés sur Dunkerque, où il y a eu des victimes.
Les Allemands tentent d'envahir les provinces baltiques, au nord-est de la Prusse orientale. Leur but serait de couper les voies ferrées qui relient Varsovie à cette région. Les Russes, qui ont des forces suffisantes pour répondre à cette diversion, progressent dans les Carpathes.
Un de nos avions qui survolait Somme-Py a été atteint par un éclat d'obus. Les aviateurs ont pu rentrer cependant indemnes dans nos lignes.
Des zeppelins ont été aperçus près de la côte anglaise, où un taube a vainement essayé d'opérer.
Un navire russe a été coulé par un sous-marin allemand à la pointe sud-ouest de l'Irlande. Un navire anglais a eu le même sort.
L'Italie et la Roumanie négocient.
Les Turcs ont été refoulés dans la région du canal de Suez où l'une de leurs troupes s'était aventurée.
Les relations maritimes sont reprises entre l'Angleterre et la Hollande.
| Lundi 3 Mai Peu de faits intéressants en Belgique. Une seule attaque allemande, au nord d'Ypres, a été immédiatement arrêtée par nos mitrailleuses.
Au sud de Chaulnes, 80 Allemands armés de cisailles, de grenades, de brownings et de couteaux ont attaqué notre ligne; ils ont été tués ou capturés.
Dans la vallée de l'Aisne et en Champagne, l'ennemi a expérimenté divers procédés chimiques dont les effets ont été nuls.
Une tentative qu'il a esquissée au bois Le Prêtre a été arrêtée net.
Nous avons bombardé la face sud du camp retranché de Metz. L'efficacité de notre tir a été constatée sur un fort et sur des casernes.
Il se confirme que les Allemands auraient utilisé contre Dunkerque un canon portant à 38 kilomètres, mais le bombardement s'étant atténué, on croit que ce canon a été déterioré par le tir de nos avions.
Les Russes ont fait 1000 prisonniers dans les Carpathes.
La Chambre grecque a été dissoute et les nouvelles élections sont fixées au 13 mai.
Les sous-marins allemands ont coulé un vapeur anglais et un steamer américain. Le contre-torpilleur anglais Recruit a été attaqué par des sous-marins allemands en mer du Nord et coulé. Deux contre-torpilleurs allemands qui escortaient le sous-marin ont été également détruits.
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| Jeudi 13 mai Les combats au nord d'Arras continuent à être très violents.
Plusieurs contre-attaques ont été prononcées par les forces ennemies, qui ont été repoussées avec de très grosses pertes à Neuville-Saint-Vaast, à Carency et à Ablain. Nous avons largement progressé à l'est de Carency, enlevant trois lignes de tranchées et faisant 525 prisonniers. A Neuville-Saint-Vaast, où une bataille de rues s'est poursuivie, nous avons réalisé une nouvelle avance.
Au total, nous tenons 4000 prisonniers.
Des offensives allemandes ont été brisées sur d'autres points du front, à Berry-au-Bac, à Beauséjour et à Bagatelle.
En Courlande, les forces russes reprennent une vigoureuse action vers Chavli, gros noeud de voies ferrées de la région. Plusieurs succès ont été acquis par elles en Galicie et en Bukovine.
Le cabinet Salandra-Sonnino a déclaré qu'il ne céderait pas aux manoeuvres des neutralistes. Il repousse les dernières propositions autrichiennes. Des manifestations interventionnistes ont eu lieu à Turin, à Milan et à Rome, où le poète d'Annunzio a été porté en triomphe.
Le président des Etats-Unis, M. Wilson, a adressé une note énergique au cabinet de Berlin pour le rappeler au respect des règlements internationaux. Des scènes d'émeute se sont produites à Londres, où des boutiques allemandes ont été saccagées.
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Vendredi 14 mai Nous remportons de brillants succès dans le Nord. A Notre-Dame-de-Lorette, nous subissons une série de contre-attaques qui n'ébranlent en rien notre position, mais qui coûtent fort cher à l'ennemi. Nous prenons d'assaut le village de Carency, où nous capturons 1050 hommes et 30 officiers. Le butin en matériel est considérable. Les pertes ennemies sont très fortes.
Plus au nord, nous avons enlevé Ablain-Saint-Nazaire, avec quelques centaines de prisonniers. A Neuville-Saint-Vaast, nous nous rendons maîtres de 17 canons. Deux attaques allemandes ont été repoussées dans l'Argonne. La totalité du bois Le Prêtre, près de Pont-à-Mousson, est maintenant entre nos mains.
Le cuirassé anglais Goliath a sauté dans les Dardanelles : 500 morts.
Le gouvernement britannique a décidé d'interner ou d'expulser tous les Austro-Allemands. Il envisage, pour l'armée, l'institution du service personnel obligatoire.
Les Russes ont remporté un certain nombre d'avantages en Galicie. Ils ont fait plusieurs milliers de prisonniers au sud du Dniester et refoulé les Allemands dans la région de Chavli (provinces baltiques).
On annonce que le roi Constantin de Grèce est gravement malade.
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| Lundi 17 mai Une contre-attaque allemande a été repoussée à Streenstraete, en Flandre. Nous avons consolidé notre gain.
Plus au sud, les troupes britanniques ont infligé à l'ennemi un sérieux échec. Elles ont pris 1000 mètres de tranchées au sud-ouest de Richebourg-l'Avoué et 1500 au nord-est de Festubert. Les pertes allemandes sont trés élevées.
Au nord d'Arras, nous avons poursuivi pied à pied nos succès en délogeant les Allemands des derniers points où ils'accrochaient. Gain de 200 mètres vers la sucrerie de Souchez; prise de maisons à Neuville.
En Champagne, brillante action à Ville-sur-Tourbe. Huit compagnies allemandes ayant tenté une attaque, nous avons tué plus de mille hommes et fait près de quatre cent prisonniers.
Les Russes se sont repliés derrière le San, en Galicie.
Le cabinet Salandra reprend officiellement le pouvoir avec sa constitution antérieure. Un incident de frontière s'est produit près d'Udine.
L'enthousiasme pour l'intervention s'est encore accentué dans toute l'Italie. Grandes manifestations à Milan, Gênes, Venise, Naples, etc.
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Mardi 18 mai En Belgique, les Allemands, menacés d'enveloppement, ont évacué leurs dernières positions à l'ouest du canal de l'Yser.
Succès anglais au nord de la Bassée. Les troupes britanniques ont enlevé à l'ennemi plusieurs lignes de tranchées en lui infligeant des pertes sensibles. Sept cents Allemands ont péri sous le feu croisé des mitrailleuse anglaises et de leur propre artillerie. Mille ont été capturés.
Lutte très vive au nord d'Arras, où nous repoussons, une série de contre-attaques allemandes.
Une attaque allemande a été arrêtée près de Berry-au-Bac. Une offensive au bois d'Ailly nous a valu de faire 250 prisonniers. Deux bataillons ennemis ont été arrêtés à la lisière du bois Le Prêtre.
La situation des Russes ne se dessine pas encore nettement en Galicie occidentale, où ils prennent un nouveau dispositif tactique. En Bukovine, ils accentuent leur retour offensif.
Nouveau raid de zeppelins sans résultat sérieux, à l'embouchure de la Tamise. Un dirigeable, d'autre part, a survolé Calais.
Le cabinet italien a décidé de se présenter le 20 devant le Parlement. De grandes démonstrations interventionnistes ont encore eu lieu dans la plupart des centres importants.
| Mercredi 19 mai Les combats sur le canal de l'Yser ont été très meurtriers pour les Allemands, qui ont laissé 2000 morts. Nous nous consolidons à l'est du canal. Une contre-attaque très violente de l'ennemi a encore été repoussée.
Deux offensives ennemies ont été arrêtées au nord de Notre-Dame-de-Lorette, sur la route d'Aix-Noulettes à Souchez.
Nous avons enlevé un groupe de maisons près du cimetière d'Ablain. Dans toute cette région le combat d'artillerie est très vif et nos ennemis ont recommencé à bombarder Arras.
Nous avons arrêté une attaque à Berry-au-Bac.
La situation des Russes s'est améliorée. Ils ont contraint les Allemands à évacuer une partie des provinces baltiques, après avoir refoulé leurs tentatives sur le noeud de chemins de fer de Chavli. De nouveaux combats se livrent sur le San, mais plutôt en s'éloignant de Przemysl. En Bukovine, les troupes du tsar ont atteint la ligne de Koloméa. Le bruit court qu'elles auraient repris Czernovitz.
Les deux ambassadeurs d'Allemagne et d'Autriche, le prince de Bulow et le baron Macchio, ont eu une brève entrevue avec M. Sonnino. le ministre des Affaires étrangères d'Italie. On croit que la rupture est maintenant décidée. Les archives diplomatiques des deux ambassadeurs ont déjà passé la frontière.
Le général Gouraud est arrivé aux Dardanelles, où il a pris le commandement de notre corps expéditionnaire.
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Jeudi 20 mai Le mauvais temps continue à contrarier les opérations. On ne peut signaler que des essais d'attaques ennemis arrêtés à l'est de l'Yser et au bois Le Prêtre.
Nouveaux combats entre Russes et Allemands dans la région de Chavli (provinces baltiques). De grandes masses austro-allemandes demeurent en contact avec les armées du grand-duc Nicolas, depuis Opatoff , en Pologne, sur la rive gauche de la Vistule, jusqu'aux marais du Dniester. Près d'Opatoff, les Russes ont fait 3.000 prisonniers. Près de Jaroslaw, malgré les pertes énormes qu'ils subissent, les Allemands cherchent à se consolider sur la rive droite du San. Ils bombardent Przemysl. En Bukovine, les attaques austro-allemandes sont demeurées infructueuses. Les pertes des coalisés sont sensibles sur tout le front.
Le chancelier allemand de Bethmann-Hollweg ayant énuméré, devant le Reichstag, les concessions offertes par l'Autriche à l'Italie pour obtenir le maintien de sa neutralité, le journal officieux de M. Sonnino, le GiornaLe d'Italia, riposte que ces concessions sont venues trop tard et que l'Italie avait déjà pris préalablement des engagements vis-à-vis de la Triple Entente.
M. Asquith, le premier ministre britannique, déclare aux Communes que le cabinet qu'il préside va s'élargir, pour prendre le caractère d'un cabinet de défense nationale. Tous les partis y seront représentés.
Une dépêche officielle du Caire signale les progrès des troupes franco-anglaises dans la presqu'île de Gallipoli.
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| Mardi 25 mai Les Allemands ont prononcé des attaques a l'aide de gaz asphyxiants entre Steenstraete et Ypres. Ces attaques ont été repoussées. Les Anglais ont progressé au nord de La Bassée. Nous avons infligé de lourdes pertes à l'ennemi dans la région au nord d'Arras, à Neuville-Saint-Vaast principalement. L'Allemagne a déclaré la guerre à l'Italie. Les ambassadeurs des deux empires auprès du Quirinal et auprès du Vatican ont quitté Rome. La flotte autrichienne a pris l'offensive contre le littoral italien. Des torpilleurs et des avions austro-hongrois ont paru à Venise, Ancône, Barletta, etc.; leur attaque n'a produit que des dégâts insignifiants, et ils ont dû se retirer aussitôt. Par contre, un destroyer italien a opéré avec succès à Buso, à la frontière de la Vénétie. Il a capturé un certain nombre de soldats autrichiens. L'offensive austro-allemande sur le San est réellement arrêtée. Les Russes ont fait, au cours des dernières journées, beaucoup de prisonniers et les bulletins officiels de Berlin sont devenus d'un laconisme absolu en ce qui concerne le front oriental. Mercredi 26 mai Une attaque est brisée en Belgique, sur la route de Langemark à Ypres. Nos succès s'accentuent dans le secteur d'Arras à Liévin. D'abord, deux attaques ennemies sont arrêtées à Ablain et quatre autres à Neuville, notre artillerie infligeant de grosses pertes aux agresseurs. Puis, au nord-ouest d'Angres, nous enlevons deux ouvrages fortifiés. Plus au sud, à l'est de la route Aix-Noulette-Souchez, nous nous saisissons d'une tranchée longue d'un kilomètre et qui était disputée depuis quinze jours. A l'ouest de cette même route, nous atteignons le ravin du fond de Buval où la canonnade allemande nous avait interdit jusque-là de desdendre. L'armée italienne a pénétré sur le territoire autrichien (province de Goritz); elle a capturé un certain nombre de localités dont la plus importante est Cormons, sur la voie ferrée d'Udine à Trieste. Les Russes réduisent partout leurs adversaires à la défensive. Ils ont progressé au sud de Chavli et continué à déblayer les provinces baltiques et le gouvernement de Kovno. En Galicie, ils attaquent sur presque tout le front. Sur la rive gauche du Dniester, ils poursuivent leurs avantages et ont fait 2.200 prisonniers dont 40 officiers. Au delà du Dniester et vers les montagnes, la bataille a cessé. Il paraît que Guillaume II se montre découragé des résultats obtenus sur le front oriental. Les troupes françaises se sont avancées victorieusement dans la presqu'île de Gallipoli, tandis qu'une brigade indienne refoulait une offensive turque. |
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| Samedi 29 mai De nouvelles attaques de l'ennemi ont été repoussées à Angres, A Ablain, l'offensive de nos troupes se poursuit avec un plein succès. Elles ont pris un îlot de maisons, puis d'importantes tranchées. Malgré une nouvelle contre-attaque, elles ont gardé tout le terrain conquis. Plus à l'est, elles ont pris un gros ouvrage, le fortin des Quatre-Boqueteaux, où la lutte a été des plus vives. De nombreux prisonniers on été faits. A Ecurie-Roclincourt, violent bombardement.
Aux lisières du bois Le Prêtre, une dernière attaque nous a permis d'arriver en deux points à la route de Fey-en-Haye à Norroy; nous avons fait 150 prisonniers. Nous avons aussi réalisé des progrès en Alsace, au Schnepfenrieth.
Les Russes ont avancé dans la région de Chavli (Courlande), où ils ont pris 1000 Allmands. 6000 Austro-Allemands ont été capturés en Galicie. Au nord de Sieniawa, qui a été enlevée, il y a eu encore 1000 prisonniers. En Arménie, nos alliés sont entrés dans Van.
D'aprés le communiqué de l'amirauté italienne, la flotte austro-hongroise a eu plusieurs unités endommagées au cours des opérations navales du 24. L'armée italienne a occupé Grado, dans le frioul.
La 12eme armée austro-allemande se concentre à Botzen, dans le Trentin.
En sautant dans le port de Shernees, le croiseur auxilliaire anglais Princess Irene a fait 400 victimes.
| Dimanche 30 mai Dans la région au nord d'Arras, la nuit du 28 au 29 avait été marquée par une lutte d'artillerie très violente, l'ennemi ayant spécialement bombardé les pentes de Lorette. Au jour, nous repoussons d'abord une attaque sur Ablain-Saint-Nazaire, puis nous prenons l'offensive et enlevons les dernières maisons de ce village encore occupées par nos adversaires. C'était une affaire très chaude, au cours de laquelle nous anéantissions et mettions en fuite trois compagnies. A Neuville-Saint-Vaast, de même, nous conquérions un nouveau groupe de maisons.
Près de Thiescourt, aux abords de Lassigny, nous avons abattu un aviatik, qui a pris feu en tombant en avant de nos lignes.
Les Italiens, par leur feu d'artillerie, ont endommagé plusieurs forts autrichiens du côté du col de Torsala. Ils ont enlevé la ville d'Ala, à la frontière du Tyrol, entre Vérone et Trente, continué leur pénétration en Carniole et en Frioul. Ils ont capturé un hydravion autrichien.
M. de Bethmann-Hollweg a prononcé un discours d'une extrême violence au Reichstag, discours dirigé surtout contre l'Italie.
L'Allemagne a remis sa réponse à la note américaine au sujet du Lusitania. Un sous-marin a coulé le vapeur anglais Ethiopie.
Les marins du Léon-Gambetta, internés en Italie et libérés par cette puissance, vont rentrer en France.
L'armée russe, maîtresse de Van, a occupé aussi Ourmia, en Arménie.
| Lundi 31 mai Avance des troupes françaises à Pilleken (Belgique), vers Ablain, dans la région de Lorette, au bois Le Prêtre, au Schnepfenrieth, en Alsace.
Dans la région de Chavli, les Russes ont largement progressé et les Allemands battent en retraite désordonnée. Les Allemands ont également reculé et subi des pertes énormes aux abords de la vallée du San. Leurs attaques ont été vigoureusement repoussées, depuis le grand marais du Dniester jusqu'à Doliena. Sur la Lomnitza, les Russes ont fait 3200 prisonniers, dont 72 Officiers. En Arménie, ils ont occupé après Van, Ourmia.
L'armée italienne qui marche sur le Trentin s'est rendue maîtresse de plusieurs points de la route de Brescia à Riva. Elle a enlevé un fort autrichien au nord du plateau d'Asiago. C'est l'archiduc Eugène qui prend le commandement en chef des forces autrichiennes de ce côté.
Les alliés ont avancé de deux kilomètres dans la presqu'île de Gallipoli.
La note de l'Allemagne est parvenue aux Etats-Unis. On dit que M. Wilson ne se contentera pas d'une réponse évasive et qu'il réclamera la cessation de la piraterie navale à l'égard des navires américains. Il est maintenant avéré, au dire des experts, que le Nebraskan a été torpillé.
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