Dimanche 1er juin
Les Quatre ont conféré matin et soir. Ils se sont entretenus d'abord de l'affaire de Fiume qui est en excellente voie. Le président Wilson a exposé aux délégués sud-slaves le sens de la proposition transactionnelle à laquelle il s'est rallié.
Les chefs des gouvernements ont aussi échangé leurs vues sur le contre-projet allemand.
Les représentants des Etats à intérêt limité, qui avaient reçu communication du texte du traité avec l'Autriche, ont tenu une séance confidentielle au quai d'Orsay.
La Suisse, alléguant sa neutralité, refuse de prendre part éventuellement à de nouvelles mesures de blocus contre l'Allemagne.

Lundi 2 juin
Le gouvernement a publié la lettre d'envoi qui accompagnait les contre-propositions de Brockdorff-Rantzau.
Il a publié également la réplique adressée au chef de la délégation allemande, au sujet de la législation du travail.
La question de Fiume a été débattue entre M. Wilson et les délégués sud-slaves.
Les volontaires russes ont continué leur marche dans la direction de Petrograd.
On annonce officiellement que lord Derby reste ambassadeur à Paris.
De grands mouvements de troupes alliées ont lieu dans la région rhénane.
Le cabinet de coalition s'est constitué, en Bavière, avec Hoffmann à sa tête.
Le capitaine Beerfeld a fait une conférence à Berlin, pour insister sur les responsabilités de l'Allemagne.

Mardi 3 juin
La république rhénane a été proclamée à Mayence, Wiesbaden, Aix-la-Chapelle, etc. Le nouveau gouvernement siégera à Wiesbaden, sous la présidence du Dr Dorden.
Les conditions de l'Entente ont été communiquées à l'Autriche, à Saint-Germain-en-Laye.
Les journaux socialistes indépendants allemands disent qu'il faut livrer Guillaume II.
Les troupes grecques ont pris possession d'Aivali en Asie-Mineure.
Les élections espagnoles ont eu lieu. Elles ont donné la victoire aux gauches à Madrid, aux régionalistes à Barcelone; ailleurs, les candidats gouvernementaux ont la majorité.

Mercredi 4 juin
Le chancelier Renner, après avoir étudié le texte des préliminaires de paix qui lui avait été remis à Saint-Germain, est parti pour Innsbrück où il doit conférer avec Otto Bauer.
L'Angleterre reconnaît l'Etat des Serbo-Croato-Slovènes.
L'année russe du Nord continue sa marche sur Petrograd.
0n annonce la démission du président de la République portugaise.
L'émir d'Afghanistan qui s'était révolté, demande la paix à l'Angleterre.
Le gouvernement allemand a décidé de déférer à la justice, pour haute trahison, les dirigeants de la république rhénane. Ceux-ci ont adressé un appel à l'Entente et décidé d'envoyer une délégation à Paris.
M. Maura annonce que les conservateurs auront, aux Cortès espagnoles, 230 mandats sur 410.

Jeudi 5 juin
Les Quatre ont continué l'examen des contre-propositions allemandes.
Les Cinq ont entendu M. Van Kaarnebeck, ministre des Affaires étrangères de Hollande, sur la révision des traités de 1839. Les délégués belges ont ensuite pris la parole, mais le débat n'est pas encore sorti de la phase préliminaire et aucune méthode n'a été adoptée pour la discussion au fond.
La solution du problème de Fiume demeure en suspens; les Yougo-Slaves font des réserves importantes sur la proposition que le colonel House avait suggérée, et que MM. Orlando et Sonnino avaient accueillie en principe.
MM Pachitch, Vesnitch et Trumbitch, n'acceptent pas la délimitation de l'Etat autonome de Fiume, telle qu'elle a été conçue, et ils demandent que le plébiscite, dans cet Etat, ait lieu au bout de trois ans et non de quinze. De plus, ils se refusent à abandonner Zara et Sebenico à l'Ita1ie.

Vendredi 6 juin
Les quatre ont continué l'examen du contre-projet allemand. Ils ont discuté spécialement les questions qui se rattachent à la frontière polonaise et au statut de la Haute-Savoie.
Les Cinq ont adopté une procédure pour le débat, qui s'est élevé entre la Belgique et la Hollande en ce qui concerne la révision du traité de 1839. Cette procédure va être notifiée aux deux gouvernements intéressés.
A la suite de la proclamation de la république rhénane, le gouvernement de Berlin a décidé de faire des concessions au particularisme.

Samedi 7 juin
Les quatre ont délibéré sur la réponse à faire à l'Allemagne.
Ils ont envisagé diverses rectifications qui ne toucheraient pas aux bases mêmes du traité.
La première aurait trait à la fixation des indenmités que l'Allemagne devrait verser à l'Entente.
La seconde vise la question des frontières polonaises.
Cette question est longuement traitée dans le contre-projet allemand. Les races sont enchevêtrées dans la Haute-Silésie, si bien qu'il n'est pas toujours facile de discerner laquelle est numériquement dominante.
Une commission, où figurent, pour la France, le général Lerond, pour l'Angleterre, M. Hedlam Morley, pour l'Amérique, M. Lord, et, où l'Italie, désignera aussi un mandataire, sera chargée de tracer définitivement la lisière entre Pologne et Prusse.
La délégation sud-slave a remis un memorandum à M. Wilson sur l'affaire de Fiume.

Dimanche 8 juin
M. de Brockdorf-Rantzau est parti pour Cologne.
Les Quatre ont discuté la question de la frontière de Pologne.
La question du plébiscite demeure posée pour la Haute-Silésie. L'argumentation que M. Paderewski a développée contre cette procédure, n'a pas été sans faire impression. Il a allégué d'abord les difficultés matérielles, puis demandé comment on déterminerai l'autorité militaire qualifiée pour présider à l'opération, et, enfin, signalé l'emprise économique que l'Allemagne exerce sur la province et qui fausserait les résultats, si l'on recherchait, par ce moyen, un règlement à brève échéance.
Le chancelier autrichien Renner est de retour à Saint-Germain.

Lundi 9 juin
Les Quatre ont décidé qu'une commission enquêterait en Esthonie, sur les menées allemandes.
M. Orlando a eu une entrevue à Oulx, à la frontière, avec M. Colosimo, vice-président du conseil italien,au sujet du règlement de l'affaire de Fiume.
Le bombardement de Cronstadt par les Finlandais continue.
La situation du cabinet espagnol apparaît toujours instable.

Mardi 10 juin
Les Trois, c'est-à-dire, MM. Clemençeau, Wilson, Lloyd George, M. Orlando étant absent, se sont réunis, pour examiner les questions qui se rattachent à la frontière polonaise ( rectification au nord et Haute-Silésie ).
Les quatre ministres des Affaires étrangères de France, d'Angleterre, d'Italie, d'Amérique, ou leurs représentants, ont siégé pour établir les clauses des préliminaires avec l'Autriche qui intéressent la frontière austro-italienne.
La Tchéco-Slovaquie a adressé un appel à l'Entente contre l'invasion hongroise.
L'Assemblée nationale autrichienne a déclaré inacceptables, les clauses de Saint-Germain.

Mercredi 11 juin
Les Quatre ont siégé pour discuter la question des réparations dues par l'Allemagne. Les ministres des Affaires étrangères ont discuté les clauses politiques -intéressant l'Italie- des préliminaires de Saint-Germain, clauses qui, on le sait, avaient été réservées.
On annonce le prochain retour de M. Wilson aux Etats-Unis.
La France a reconnu officiellement le royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes.
Les Etats-Unis réclament cinq milliards de dollars à l'Allemagne, pour dommages causés à leurs nationaux.
Les Alliés ont adressé une sommation à la Hongrie pour qu'elle cesse d'attaquer la Tchéco-Slovaquie.
Ebert a fait une nouvelle déclaration pour protester contre les préliminaires de Versailles.

Jeudi 12 juin
On espère remettre tout de suite la réponse à l'Allemagne.
M. Renner a communiqué à la Conférence une première note de protestation.
Koltchak a reculé, mais Denikine avance.
Sommé par l'Entente de cesser les hostilités contre les Tchéco-Slovaques, Bela Kuhn convoque ceux ci, les Serbes et les Roumains à une conférence à Vienne.
Les Cinq se sont réunis pour statuer sur les frontières de la Hongrie.

Vendredi 13 juin
Les Quatre ont arrêté leurs dispositions sur la question des réparations et sur la question de Pologne. Il y aura en Haute Silésie plébiscite sous garanties.
Renner a remis une seconde note à la conférence.
La loi martiale et la mobilisation ont été proclamées en Tchéco-Slovaquie contre la Hongrie.
Les bolchevistes ont annoncé qu'ils ont repris Oufa.
Youdenitch a été nommé commandant en chef sur le front antibolcheviste contre Petrograd.
On annonce un remaniement ministériel à Rome.
La crise espagnole semble s'aggraver.

Samedi 14 juin
Les Quatre ont procédé à une nouvelle lecture de la réponse qui va être remise à Brockdorff-Rantzau.
La France, l'Angleterre, l'Amérique, le Japon et l'Italie ont fait savoir à Koltchak qu'il pourrait compter sur leur assistance. En même temps, on publie la réponse que l'amiral avait adressée le 4 aux puissances.
M. Orlando est parti pour l'Italie où la situation intérieure apparaît assez trouble.
La flotte bolcheviste a été mise en fuite par une escadre anglaise.
La commission des Affaires étrangères du Sénat américain s'est prononcée pour la motion Knox qui fait opposition à M. Wilson sur la question de la Société des Nations.

Dimanche 15 juin
Les Quatre ont continué à délibérer sur la réponse à Rantzau, tandis que la commission de révision prenait connaissance des rapports déjà rédigés.
Les Cinq ont étudié la délimitation de la Pologne du côté de l'Ukraine.
On signale en Italie une aggravation du mouvement gréviste. Des bagarres ont éclaté en plusieurs villes, en particulier à la Spiezza et à Gênes.
Les Hongrois ont poursuivi leur offensive sur le front tchéco-slovaque.
On ignore ce qu'est devenu le général Petloura, dictateur de l'Ukraine.
Foch a envoyé un ultimatum au cabinet de Berlin à propos des difficultés que celui-ci oppose au passage des troupes polonaises.
On annonce que l'Autriche va remettre un contre-projet.

Lundi 16 juin
La réponse à l'Allemagne est prête. Elle comprend trois parties :
1° Une lettre d'envoi assez courte et relative aux principes généraux consacrés une fois de plus par l'Entente;
2° Un mémorandum de cinquante pages résumant les modifications apportées aux préliminaires du 6 mai, après examen du contre-projet allemand et délibération entre les cinq chancelleries;
3° Des annexes, - c'est-à-dire les rapports des diverses commissions et les conclusions auxquelles elles ont abouti.
Le maréchal Foch a rejoint le G.Q.G. Inter-allié.
Les premiers ministres des Etats allemands ont été convoqués à Weimar.
Une escadre anglaise a bombardé Cronstadt.


La mission allemande part pour Weimar Mardi 17 juin
La réponse de l'Entente a été remise à Brockdorff-Rantzau. Le chef de la délégation allemande est parti pour Weimar.
La Chambre du Travail de Rome a renoncé à proclamer la grève générale.
Le cabinet chinois a démissionné.
De nouveaux troubles se sont produits à Zurich.
Le chancelier autrichien Renner a fait parvenir une nouvelle note à la Conférence.
Les élections au Sénat espagnol ont tourné contre le cabinet Maura.
Le cabinet italien a délibéré sur les affaires de l'Adriatique.



Mercredi 18 juin
Les délégués allemands sont arrivés à Weimar avec les documents qui constituent le dernier mot de l'Entente et qui leur laissent jusqu'à lundi soir pour répondre. L'Assemblée nationale allemande siégera dans la même ville.
On apprend que des incidents se sont produits à Versailles au départ des Allemands. Le préfet de Seine-et-Oise et son commissaire de police ont été relevés de leurs fonctions.
M. Renner a remis à la Conférence un contre-projet détaillé.
Les Dix ont entendu, au quai d'Orsay, les délégués ottomans.
Des troubles sanglants ont eu lieu à Vienne. Il y a des morts et des blessés.
Les ministres italiens tiennent conseil sur conseil.
La crise espagnole semble être arrivée à un tournant.
On annonce qu'à Cronstadt, les bolchevistes auraient arboré le drapeau blanc et la menace pèse de plus en plus lourdement sur Petrograd.

Jeudi 19 juin.
M. Wilson est arrivé à Bruxelles.
Le gouvernement français a obtenu à la chambre un vote de confiance pour sa politique russe, par 357 voix contre 139.
Les Cinq font discuté la question de la frontière ukraino-polonaise.
Les Allemands déclarent qu'ils abandonnent toute attaque contre l'Esthonie.
La Gazette de Francfort et la Germania recommandent la signature des préliminaires de paix.

Vendredi 20 juin
Les Cinq se sont occupés de Dantzig et de la Carinthie.
On annonce de Weimar que la délégation allemande, arrivée de Versailles, se serait prononcée pour le rejet des préliminaires de paix et aurait rédigé un mémorandum en ce sens. La commission de la paix de l'Assemblée nationale serait du même avis. Enfin la même idée a été formulée par un certain nombre de journaux.
La Chambre italienne s'est réunie, après un remaniement partiel du ministère Orlando.
L'Ukraine demande qu'on la reconnaisse comme Etat indépendant.

Samedi 21 juin
La presse allemande continue à émettre des opinions diverses sur l'opportunité de signer ou de ne pas signer le traité de paix. On parle de l'imminence d'une crise gouvernementale à Berlin.
Le cabinet Orlando a été mis en minorité à la Chambre italienne, à la reprise de la session parlementaire. Il a succombé à une coalition des giolittiens, des nationalistes, des catholiques et des socialistes et a démissionné.
M. Wilson, après avoir prononcé un discours à la Chambre belge, est rentré à Paris.
Bela Kuhn a offert à la Tchéco-Slovaquie d'entrer en négociations avec elle, mais le gouvernement de Prague manifeste sa méfiance.
Le chance1ier Renner, dans une note à la conférence, répudie la succession de la monarchie des Habsbourg.

Dimanche 22 juin
Une majorité très nette se dessine à l'Assemblée nationale allemande pour la signature de la paix. Les Etats du Sud sont unanimes pour la signature, si le gouvernement Prussien s'y est montré hostile.
Le revirement des socialistes majoritaires et du centre est complet en faveur de l'acceptation du traité.
En tout cas, les puissances alliées et associées ont fait savoir qu'elles n'accorderaient aucune prorogation du délai imparti à l'Allemagne.
Le roi d'Italie a poursuivi ses consultations. On parle d'une combinaison Nitti-Tittoni, mais un replatrage du ministère Orlando est tenu pour improbable.

Lundi 23 Juin
M. Bauer a été chargé de constituer le cabinet à Weimar. Il a pris avec lui Erzberger, Noske, Hermann Muller.
M. Tittoni et M. Luzatti ont refusé leur concours à M. Nitti que Victor Emmanuel III avait investi de la mission de former le ministère.
Le Parlement suédois est dissous.
Le cabinet Bratiano est branlant à Bucarest.
Les marins allemands ont saboté leurs navires internés dans les eaux écossaises. Seul le Baden reste à flot.
Les Anglais ont battu les Kurdes en Mésopotamie.
Le chef du Sinn Fein, de Valera, est arrivé à New York.

Mardi 24 juin
Le gouvernement allemand avait aviser l'Entente qu'il était prêt à signer la paix sous deux conditions :
que le texte ne proclamât pas la responsabilité de 1'Allemagne dans la guerre, et qu'il n'eût pas à livrer Guillaume II.
Les Quatre ont nommé une dernière fois le cabinet germanique de signer, sans réserves ni conditions et il a cédé.
L'Assemblée de Weimar s'était prononcée pour la signature avec conditions par 237 voix contre 137. Elle a également donné sa confiance à Bauer, mais la presse d'outre-Rhin est presque unanime à dire que le ministère sera éphémère.
Le cabinet Nitti est définitivement formé à Rome. M. Tittoni a accepté le portefeuille des Affaires étrangères et la présidence de la délégation à Paris.
L'Amiral allemand von Reuter déclare que c'est sur son ordre que la flotte germanique a été coulée dans les eaux écossaises.

Mercredi 25 juin
C'est à main levées, mais à une très forte majorité, que l'Assemblée de Weimar vota finalement la signature de la paix sans condition, dans les termes où avis en fut donné à M. Clemenceau.
MM. Bonar Law et Milner sont partis pour Paris afin de signer la paix au nom de l'Angleterre.
On annonce que l'amiral allemand von Reuter, pour avoir détruit la flotte de Scapa, comparaîtrait devant un conseil de guerre britannique.
Des sous-officiers et soldats de la cavalerie de la garde ont brûlé à Berlin les drapeaux de 1870 et de 1914 qui devaient être rendus à la France. C'est encore une violation du traité.
Le nouveau cabinet italien est accueilli sans chaleur à Rome.



On lit sur la première feuille, dans l'ordre, les noms de : MM. Woodrow Wilson, Lansing, White, House, Tasker H. Bliss pour les Etats-Unis; Lloyd George, Bonar Law, Milner, Balfour, Barnes, pour la Grande-Bretagne.
Sur la deuxième feuille : de MM. Doherty, Lipton, pour le Canada; WHughes, Cook, pour l'Australie ; Botha, Smuts, pour l'Union Sud-Africaine; Massey, pour la Nouvelle-Zélande; Montagu, Ganga Singh, pour l'Inde; Clemenceau, S.Pichon, L.Klotz, Tardieu, J.Cambon, pour la France.
Sur la troisième feuille : de MM. Sonnino, Imperiali, Crespi, pour l'Italie; Saïonji, Makino, Chinda, Matsui, Ijuin, pour le Japon; Hymans, van den Heuvel, Vandervelde, pour la Belgique; Ismael Montes, pour la Bolivie; Calageras, Fernandez ( n'a pas signé ), Rodrigo Orsavio, pour le Brésil;
Sur la quatrième feuille : de MM. Lou Tseng-Tsiang et Chengting Thomas Wang ( n'ont pas signé), pour la Chine; de Bustamante, pour Cuba; Dorny de Alsua, pour l'Equateur; Venizelos, Politis, pour la Grèce; Joaquim Mendez, pour le Guatemala; Tertullien Guilbaud, pour Haïti; Rustem Haïdar, Abdul Hadi Aouni, pour le Hedjaz; Bonilla, pour le Honduras; King, pour le Liberia; Chamorro, pour le Nicaragua; Burgos, pour le Panama.
Sur la cinquième feuille : de MM. Candamo, pour le Pérou; Paderewski, Dmowski, pour la Pologne; Alfonso Costa, Augusto Soares, pour le Portugal; Bratiano, Coanda, pour la Roumanie; Pachitch, Trumbic, Vesnitch, pour la Serbie; Kramarcz, Benes, pour la république de Tchéco-Slovaquie; Buero, pour la république d'Uruguay.
Sur la sixième feuille que nous avons placé en haut à droite, deux noms seulement, ceux de M. Hermann Muller et du Dr Bell, qui ont signé pour l'Allemagne vaincue.




Le traité de Versailles a été signé le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Il rentre en application avec sa promulgation au 10 janvier 1920.





Le traité de versailles