Samedi 1er janvier
Nos batteries ont bombardé avec succès des tranchées ennemies et la voie ferrée en face de Boesinghe (Belgique).
Près de Roye, notre artillerie a endommagé un dépôt de matériel à Verpillières.
A l'ouest de Soupir (nord de l'Aisne), nous avons bouleversé un ouvrage allemand.
Canonnade efficace de notre part au bois des Chevaliers (Hauts-de-Meuse).
Dans les Vosges, après une préparation d'artillerie, les Allemands ont attaqué nos positions du Hirzstein, ils ont été repoussés.
Des aviatiks ont jeté des bombes sur Salonique. Une bombe, lancée sur un escadron grec qui manoeuvrait sous les yeux du prince André, a tué un berger.
Aux Dardanelles, nous avons endommagé plusieurs pièces ennemies.
Le croiseur anglais Natal a été détruit par une explosion intérieure. Le sous-marin français Monge a coulé à Cattaro.
L'offensive russe s'accentue en Galicie.
La note que le cabinet de Vienne a envoyée à Washington, en réponse aux réclamations de M. Wilson concernant le torpillage de l'Ancona, élude le point essentiel.
Le cabinet britannique tient conseil sur conseil pour régler la question du service obligatoire.  


  Dimanche 2 janvier
En Artois, plusieurs patrouilles allemandes ont été dispersées par notre feu au sud de Wailly.
Entre Avre et Oise, notre artillerie lourde a réduit au silence des batteries ennemies dans la région d'Amy, au sud du Roye.
Entre Soissons et Reims, lutte de mines. Deux camouflets ont joué avec succès dans la région de Troyon et un autre à la Pompelle, au sud-est de Reims.
Canonnade en Woëvre, vers Flirey.
Notre artillerie est très active dans les Vosges (région de Mulhbach).
Une pièce ennemie à longue portée a lancé une dizaine de projectiles sur Nancy. Deux habitants ont été tués et sept autres blessés. La pièce a été immédiatement contrebattue.
Sur le front belge, violente action d'artillerie le long de l'Yser.
A la suite du bombardement de Salonique par des aviatiks, le général Sarrail a fait arrêter les consuls d'Allemagne, d'Autriche, de Grèce et de Bulgarie. Tous quatre ont été transférés à bord de notre cuirassé Patrie. Leurs ministres respectifs ont protesté à Athènes et M. Skouloudis a répondu qu'il avait à son tour protesté à Paris et à Londres. Le roi de Grèce est de nouveau malade.
Un grand vapeur anglais, le Persia, a été coulé en Méditerranée orientale. Il y avait des Américains à bord. Un consul des Etats-Unis a disparu.  
Lundi 3 janvier
Nos batteries de campagne et nos canons de tranchées ont causé de gros dommages, en Belgique, aux organisations ennemies de la région des Dunes; deux incendies ont été allumés; deux dépôts de munitions ont sauté.
En Champagne, notre artillerie lourde a exécuté au cours de la nuit, un bombardement efficace sur les baraquements ennemis, au bois de la Malmaison.
Une attaque allemande à coups de grenades sur nos tranchées aux environs de la route de Tahure à Somme-Py a été refoulée.
En Argonne, un tir de nos batteries a dispersé une troupe allemande en mouvement sur la route d'Avocourt à Malancourt.
Sur les Hauts-de-Meuse (bois des Chevaliers), nous avons provoqué l'effondrement de plusieurs blockhaus allemands.
Nancy a reçu, encore une fois, deux obus. La pièce ennemie a été prise sous notre feu.
Violent bombardement ennemi à l'Hartmannswillerkopf. Nos troupes, sur un front de 200 mètres, se sont reportées à l'ouest du ravin au sud du Rehfelsen.
Les Russes continuent à livrer des combats heureux dans la région du Pripet et en Galicie.
Guillaume II a été opéré; certains télégrammes persistent à donner son état comme très sérieux.
Les Etats-Unis vont protester à Vienne contre le torpillage du Persia, qui a fait deux cent quatre-vingt dix victimes.
 
 
  Mardi 4 janvier
En Belgique, notre artillerie a continué à se montrer active. Nos batteries et les batteries belges on exécuté sur une batterie ennemie, repérée à l'est de Saint-Georges, un tir qui a paru efficace.
A l'est de Boesinghe et dans la région de Steenstraete, nous canonnons avec succès les organisations ennemies.
Au sud de la Somme, bombardement des tranchées allemandes de première ligne près de Dompierre. Nous avons pris sous notre feu et dispersé au sud de Chaulnes un convoi de ravitaillement.
En Champagne, une nouvelle attaque à la grenade, dirigée contre nos position à l'ouest de Tahure a échoué.
Canonnade dans les Vosges au sud de Hirzstein.
Les Anglais ont fait éclater des mines à la Boisselle. Ils ont bombardé les tranchées ennemies au nord de Fromelles et à l'est d'Ypres.
On annonce que le roi du Montenegro ira rejoindre le roi de Serbie à Salonique.
Le gouvernement bulgare, en guise de représailles contre les arrestations de Salonique, a fait appréhender à Sofia le chancelier de notre légation.
Les Russes ont fait plus de neuf cents prisonniers en Galicie.
Un sous-marin a coulé le vapeur anglais Glengyle en Méditerranée.  
Mercredi 5 janvier
En Artois, notre artillerie a causé des pertes sensibles à des groupes de travailleurs ennemis dans le secteur de Thélus (nord d'Arras).
Nous avons violemment canonné des troupes allemandes aperçues dans les faubourgs de Roye.
Nous avons, dans les Vosges, accompli des tirs efficaces sur les ouvrages ennemis de la région de Balschwiller (nord-ouest d'Altkirsch); les tranchées adverses ont été bouleversées et un dépôt de munitions a sauté.
Dans les secteurs belges, vive canonnade près de Dixmude et de Drie Grachten. Combat de bombes près de Steenstraete.
Des détachements bulgares ont pillé des villages de la frontière grecque.
Les consuls arrêtés à Salonique ont été amenés à Marseille à bord d'un de nos transports. Ils seront conduits à la frontière suisse et relâchés.
Le chancelier de la légation de Bulgarie à Paris a été arrêté à titre de représailles contre l'incarcération du vice-consul de France à Sofia.
Les Russes, poursuivant leurs avantages en Galicie, ont fait encore 800 prisonniers. Les Autrichiens ont évacué Czernovitz qu'enveloppent les troupes d'Ivanof.
Lord Derby a publié son rapport sur le recrutement volontaire anglais. Il en ressort que 616000 célibataires ont refusé de s'engager.
 
 


Jeudi 6 janvier
Entre Soissons et Reims, nous avons canonné les batteries adverses et causé des dégâts importants aux ouvrages ennemis de la région au nord-est de Vailly.
En Champagne, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre la cote 193 et la butte de Tahure. Ils ont été repoussés. Nos tirs de destruction ont bouleversé les tranchées allemandes et provoqué l'explosion de dépôts de munitions.
Sur le front Belge, bombardement dans les secteurs de Mancappelle et de Steenstraete.
L'avance russe est confirmée autour de Czernovitz, en Bukovine, où la lutte a pris un caractère de particulier acharnement.
Bombardement sur le front italien. Nos avions ont jeté des obus sur les hangars de Guevgeli, à la frontière serbe.
La presse allemande et la presse bulgare prennent un ton comminatoire vis-à-vis de la Grèce.
M. Asquith, premier ministre d'Angleterre, a déposé aux communes le projet de service obligatoire qu'il a chaleureusement défendu.

Vendredi 7 janvier
En Belgique, nous avons canonné avec succès les organisations défensives de l'ennemie, notamment dans les régions de Steensstraete, Hetsas et Boesinghe.
En Artois, nos batteries ont canonné la gare de Boisleux-au-Mont (sud d'Arras), au moment du passage d'un train. Aux abords de la route de Lille, l'ennemi a fait sauter une mine dont il n'a pu occuper l'entonnoir.
Entre Oise et Aisne, nous avons pris sous notre feu des patrouilles ennemies et des travailleurs occupés à réparer les tranchées.
En Champagne, au cours d'un bombardement intense exécuté par notre artillerie sur les tranchées allemandes, au nord de la ferme Navarin, nous avons détruit tout un matériel d'attaque par les gaz. Plusieurs explosions ont eu lieu.
Les Russes ont fait 1000 prisonniers à nouveau en Galicie.
Des avions autrichiens qui menaçaient Verone ont dû renoncer à leur raid.
La France fait une avance de 10 millions à la Grèce.
Le roi de Bulgarie songe à se proclamer tsar de Macédoine.
Le congrès travailliste anglais a rejeté le service obligatoire aux deux tiers des voix, mais à la Chambre des Communes la plupart des orateurs se prononcent en faveur de ce système.

  Samedi 8 janvier
En Artois, nous avons bombardé à nouveau la gare de Boisleux-au-Mont, au sud d'Arras, interrompant le trafic de la ligne.
Nous avons exécuté un tir de destruction efficace sur les positions ennemies du plateau de Nouvron, au nord-ouest de Soissons. Nous avons détruit deux postes allemands.
Canonnade active en Champagne. Nous avons dispersé un fort groupe de travailleurs au nord de Somme-Py et un convoi près de St-Souplet, et bombardé des tranchées vers Maison-de-Champagne et la Main-de-Massiges.
Dans le secteur de Vauquois (Argonne), une de nos mines a fait sauter un petit poste allemand.
A l'est de la Meuse, une de nos pièces a longue portée a jeté le désarroi dans une colonne allemande à Billy-sous-Mangienne, au nord d'Etain. Au nord de Saint-Mihiel, nos batteries ont provoqué des explosions.
Onze avions anglais ont exécuté un raid de bombardement à Sars ( route d'Albert à Daparno).
Les Communes anglaises ont voté en première lecture le projet du service obligatoire par 403 voix contre 105. Les trois ministres travaillistes ont démissionné.
Les Monténégrins ont repoussé les Autrichiens sur le front Berana-Rojai.
Les Italiens ont progressé autour de Riva (lac de Garde).
 

Dimanche 9 janvier
Notre artillerie a fait des tirs efficaces sur plusieurs points du front. Elle a détruit une coupole cuirassée au sud d'Arras. Au nord de l'Aisne (Berry-au-Bac, cote 108), nous avons endommagé des tranchées allemandes. Nous avons provoqué là deux fortes explosions.
Deux blockhaus allemands ont été démolis à l'est de Saint-Mihiel.
L'ennemi ayant dirigé un violent bombardement, a attaqué nos positions de l'Hartmannswillerkopf (Alsace) entre le Rehfelsen et l'Hirzstein. Il a été refoulé sur toute la ligne, laissant entre nos mains des prisonniers et une mitrailleuse.
Vive canonnade, sur le front belge, dans le secteur de Steenstraete.
Aux Dardanelles, notre artillerie lourde a bombardé les batteries turques de la côte d'Asie. Nous avons brisé une attaque d'infanterie ennemie.
Les Russes ont progressé dans la région du Styr.
Les Monténégrins résistent avec énergie aux attaques autrichiennes sur leurs frontières nord.
Les consuls arrêtés à Salonique sont arrivés à Toulon.
Des détachements alliés ont capturé dans l'île de Mitylène, près de la côte d'Asie les agents consulaires d'Allemagne et d'Autriche, ainsi que plusieurs personnes suspectes.
 
 

Lundi 10 janvier
En Belgique, notre artillerie a surpris et dispersé deux groupes d'infanterie ennemie à l'est de Lombaertsyde.
En Champagne, une mine allemande ayant explosé au sud de la butte du Mesnil, nous sommes restés maîtres de l'entonnoir. Notre artillerie a contrebattu efficacement un bombardement de nos lignes entre Saint-Hilaire-le-Grand et Ville-sur-Tourbe. L'ennemi, qui voulait sortir de ses tranchées, n'a pu attaquer.
En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons fait sauter un dépôt de munitions allemand.
Dans les Vosges, nous avons bombardé efficacement Stocka (nord de Metzeral) et pris les Allemands en retraite sous notre feu. Près de Stosswihr, nous provoquons des incendies. Au sud de l'Hartmannswillerkopf, les Allemands ont réussi, au prix de pertes sensibles, à occuper un petit col, et cette avance a déterminé le repliement de nos troupes qui tenaient le Hirzstein.
Vive canonnade sur le front belge.
Notre artillerie a abattu un taube près de Salonique.
La presse allemande s'inquiète vivement de l'établissement du service obligatoire en Angleterre.
Tcharkorysk (marais de Pinsk), perdue par les Russes, a été immédiatement reprise par eux.
Le gouvernement allemand exerce une forte pression sur le marché suisse pour faire remonter le mark.

  Mardi 11 janvier
L'ennemi a développé en Champagne une violente attaque qui avait été préparée à l'aide d'un bombardement par obus à gaz suffocants. Durant la journée de dimanche et la nuit de dimanche à lundi, il a dirigé quatre actions successives sur un front de 8 kilomètres à l'ouest et à l'est de la butte du Mesnil. Il fut décimé et arrêté net par notre tir. Il fut chassé de la presque totalité des éléments de tranchées qu'il avait pu occuper.
En somme, cette affaire a été un échec complet pour lui. Elle a pris le caractère d'un assaut de grande envergure. Une brigade toute entière avait été lancée sur un seul point du front attaqué.
Sur les Hauts-de-Meuse, nous bombardons les positions ennemies du bois des Chevaliers. Nous avons ouvert de larges brèches dans les tranchées allemandes et provoqué des éboulements.
Les corps anglais ont évacué Gallipoli sans subir la moindre perte.
Un cuirassé anglais, le King Edward VII a coulé sur une mine. Il n'y a pas de victimes.
Les Autrichiens ont pris aux Monténégrins Berana, près d'Ipek. Ils ont aussi capturé des positions sur le mont Lovcen, qui domine Cattaro d'un côté et Cettigné, de l'autre.
Le général Nixon abandonne le commandement de l'armée anglaise de Mésopotamie.
Les Turcs ont arrêté à Constantinople les fonctionnaires français et anglais restés dans les ambassades et consulats.
 

Mercredi 12 janvier
Activité de notre artillerie entre Somme et Oise. Un détachement ennemi qui tentait d'enlever un de nos postes dans le secteur d'Armancourt (région de Roye), a été repoussé.
Entre Avre et Oise, nous avons décimé une forte reconnaissance ennemie près de Rebécourt; elle a laissé sur le terrain une dizaine de morts et des blessés.
A l'ouest de Soissons, nous détruisons un dépôt de fusées aux environs d'Autrèches.
Nos batteries causent des dégâts importants aux ouvrages ennemis dans le secteur de la Pompelle (sud-est de Reims).
Duel d'artillerie en Champagne. Nom bombardons les tranchées allemandes entre le mont Têtu et la butte du Mesnil. Au sud de Saint-Souplet, nous faisons sauter deux blockhaus. En Argonne, nous détruisons un ouvrage allemand près de Vauquois.
Nous avons abattu deux avions de chasse allemands près de Dixmude.
Moindre activité sur le front russe et sur le front italien.
Les Monténégrins disputent âprement aux Autrichiens les pentes de Lovcen.
Succès anglais en Mésopotamie. Un gand combat reste toutefois engagé entre le général Vounghusband et les Turcs sur le Tigre, au sud de Kut-el-Amara.
Le Reichstag a ouvert sa session et discuté la question du ravitaillement civil.
Le change allemand, après une certaine reprise due à des procédés artificiels est retombé en suisse.
Le grand-duc Georges de Russie est arrivé à Tokyo.

Jeudi 13 janvier
Deux hydravions allemands ont bombardé Dunkerque. Ils n'y ont fait que des dégâts insignifiants.
Au nord de l'Aisne, nous avons, par nos canons de tranchée, bouleversé les ouvrages de l'adversaire à l'ouest de Soupir.
En Champagne, nous avons bombardé éfficacement les tranchées allemandes au nord de Maison-de-Champagne et à l'est de la butte de Souain.
En Argonne, les Allemands ont fait exploser à la cote 285 une mine qui a produit un entonnoir, pour la possession duquel une vive lutte s'est prolongée. Entre Argonne et Meuse, l'ennemi a tenté une attaque avec émission de gaz suffocants à Forges. Il n'a pu sortir de ses tranchées, arrêré par nos tirs de barrage.
Sur les Hauts-de-Meuse (région de Calonne), nous avons provoqué une explosion et un incendie.
Dans les Vosges (secteur de la Fecht) nous avons détruit deux ouvrages.
Les Autrichiens se sont emparés du mont Lovcen, qui domine Cettigné. Le corps diplomatique a quitté la capitale du Monténégro.
L'armée serbe va être envoyée dans l'île de Corfou pour se reconstituer. Un bataillon de chasseurs français y a déjà débarqué pour préparer les cantonnements. Notification a été faite à la Grèce.
M. Asquith a conféré avec les délégués travaillistes afin de combattre l'idée fausse qu'ils se faisaient de ses intentions au sujet du service obligatoire.

Vendredi 14 janvier
En Artois, nous avons exécuté sur les positions de la route de Lille un bombardement violent qui a détruit des tranchées et des abris de l'ennemi.
Entre Somme et Oise, une colonne allemande, évaluée à un régiment, a été prise sous notre feu, au moment où elle entrait dans Roye.
Au nord de l'Aisne, nous avons endommagé un observatoire, des abris de mitrailleuses et réduit au silence une batterie allemande de 105 (plateau de Vauclerc).
En Champagne, nos tirs de barrage ont arrêté net deux attaques à la grenade, l'un au nord de la butte du Mesnil, l'autre près de Maisons-de-Champagne.
En Argonne, nous avons fait sauter plusieurs mines.
Nos troupes de Salonique ont détruit des ponts de la ligne de Dedeagatch.
Les Autrichiens auraient attaqué Cettigné.
Les Allemands annoncent qu'un dépôt de munitions aurait sauté à Lille, faisant 110 victimes.
Le gouvernement serbe rejoindra son armée à Corfou.
Deux officiers superieurs suisses, les colonels Egli et de Wattenwyls, sont accusés d'incorrections graves au profit de l'Allemagne.
L'archiviste de l'ambassade turque a été arrêté à Paris.
La conscription a été voté en première lecture à la Chambre anglaise par 431 voix contre 39

Samedi 15 janvier
En Belgique, un tir de notre artillerie dirigé sur les ouvrages ennemis au nord de Steenstraete, a provoqué deux explosions.
Au nord de l'Aisne, nous avons pris sous notre feu un convoi de ravitaillement au nord-est de Vailly.
Au sud de Berry-au-Bac (cote 108) nous avons bouleversé des travaux de mines de l'adversaire.
Nous avons dispersé une patrouille allemande au sud de la Somme (secteur de Lihons).
En Champagne, nous avons canonné efficacement des troupes en mouvement dans les boyaux et tranchées de la butte du Mesnil.
Entre Argonne et Meuse, nos pièces de gros calibre ont détruit un blockhaus près de Forges.
Dans l'Adriatique, près de Cattaro, notre sous-marin Foucault, qui convoyait une flotille italienne, a coulé un croiseur autrichien du type Novare.
Cettigné, capitale du Monténégro, est tombée aux mains des troupes Austro-Hongroises.
L'attaque bulgaro-allemande sur Salonique semble à nouveau ajournée.
Le bruit de la mort de Guillaume II continue à circuler : en sens inverse, les communiqués officieux allemands disent que le kaiser souffre d'une simple indisposition.
L'Italie a pris la décision d'intervenir en faveur des Serbes et des Monténégrins.


Dimanche 16 janvier
En Champagne, notre artillerie a dispersé des travailleurs ennemis et pris sous son feu un convoi en marche sur la route d'Auberive à Saint-Soupplet.
Echange de grenades à Vauquois, en Argonne. Canonnade un Woëvre.
Un avion allemand a jeté des bombes sur un camp grec, faisant des victimes.
Le chancelier allemand annonce que Guillaume II n'est pas alité, pour démentir le bruit qui avait couru de l'état critique du kaiser. Toutefois, la fête de l'empereur ne sera pas cèlébrée.
Les Autrichiens n'ont fait aucun prisonier dans Cettigné, qui avait été évacué.
Le communiqué officiel britannique annonce que l'ennemi déploie une grande activité autour du camp retranché de Salonique.
Un contre-torpilleur italien a coulé un transport autrichien chargé de munitions, dans l'Adriatique.
La presse suisse reclame toute la lumière sur les faits reprochés aux colonels Egli et de Wattenwyl.
Les Etats-Unis vont faire procéder à l'arrestation de plusieurs milliers de marins allemands plus ou moins inculpés de complot.
Le cardinal Mercier, primat de Belgique, est arrivé à Rome.

Lundi 17 janvier
En Belgique, notre artillerie, de concert avec l'artillerie britannique a causé de graves dégâts aux tranchées ennemies de la région d'Hetsas et provoqué deux fortes explosions dans les lignes allemandes.
Nos batteries ont opéré sur les abords de la route de lille (sud du Thelus) et fait sauter un dépôt de munitions. A la cote 119 (nord-est de Neuville-Saint-Vaast), une du nos mines a détruit un petit poste allemand.
Lutte de bombes et de grenades dans l'Argonne (Vauquois).
En Lorraine, notre feu a dispersé un rassemblement ennemi au nord-est de Badonviller.
La lutte a repris avec plus d'intensité sur le front italien. Par contre, l'accalmie continue sur le front russe.
Les Anglais ont remporté un nouveau succès sur les Turcs en Mésopotamie.
Une partie de la presse suisse attaque le généralissime helvétique, général Wille, à propos de l'affaire des deux inculpés d'espionnage.
Le gouvernement serbe et les ministres alliés accrédités auprès de lui sont arrivés à Brindisi.
Les Italiens repoussent près de Goritz une violente contre-attaque autrichienne.

Mardi 18 janvier
En Belgique, entre Westende et Middelkerke, notre artillerie à longue portée a tiré sur un rassemblement ennemi qui a subi des pertes appréciables.
Deux avions ennemis visant Dunkerque ont été canonnés par nous et contraints de faire demi-tour. Ils ont lancé quatre bombes sur les dunes sans aucun résultat.
Entre Somme et Aisne, nous avons canonné les tranchées allemandes d'Herbécourt et de Moulin-sous-Touvent.
Au nord de l'Aisne, nous avons, par notre feu d'artillerie, causé de sérieux dommages aux organisations ennemies du plateau Vauclerc et de la ferme du Choléra (nord-ouest de Berry-au-Bac).
Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons bombardé à longue portée des entrepôts allemands près de Conflans-en-Jarnisy (sud de Briey).
Les Anglais ont encore avancé en Mésopotamie on ils espèrent délivrer prochainement le général Townshend.
Le roi du Montenegro a conclu un armistice avec l'Autriche. Cet armistice comporte la reddition de l'armée monténégrine.
Le général Sarrail commandera en chef les forces alliées à Salonique.
Le ministre des Finances d'Allemagne, M. Helfferich, a déclaré qu'il serait difficile à l'empire d'aller financièrement jusqu'au bout.
L'Angleterre va resserrer le blocus contre l'Allemagne et le signifier régulièrement aux neutres.

Mercredi 19 janvier
Entre Oise et Aisne, nos batteries ont bouleversé les tranchées allemandes de la région de Moulin-sous-Touvent.
En Champagne et en Woëvre, activité de notre artillerie sur divers points sensibles du front ennemi.
Nos avions ont fortement endommagé une batterie ennemie dans les Vosges, près de Metzeral.
Canonnade habituelle partout ailleurs.
Les Russes ont largement progressé autour de Pinsk; ils tiennent toutes les collines qui couronnent la ville à l'est.
Le mystère plane sur les conditions et les circonstances de la capitulation monténégrine. On se montre très sévère à Rome pour le roi Nicolas ler.
On annonce que le kaiser, après avoir visité un hôpital de blessés, serait parti pour l'Allemagne du sud, où il devrait subir une opération.
Le gouvernement serbe a quitté Brindisi pour se rendre à Corfou auprès de l'armée.
Les Autrichiens ont subi de lourdes pertes sous Goritz.
Des manifestations populaires importantes ont eu lieu dans la Suisse romande à propos des faits délictueux imputés aux colonels Egli et de Wattenwyl. Le public se montre de plus en plus irrité contre eux.
Des avions autrichiens ont jeté des bombes sur Ancône.

Jeudi 20 janvier
Au sud de la Somme, (secteur de Lilions), notre tir a détruit un blockhaus ennemi.
Entre Soissons et Reims, nos canons de tranchées ont causé des dégâts sérieux aux ouvrages ennemis de la région d'Ailles (ouest de Craonne).
En Argonne (région de Courtes-Chausses), nous avons canonné des troupes en mouvement.
En Lorraine, nous avons effectué un tir sur un groupe de maisons occupées par l'ennemi près d'Alincourt (ouest de Château-Salins). Deux appareils allemands ayant jeté des bombes sur Nancy, une escadrille française a été aussitôt bombarder les gares de Metz et d'Arnanville, où des bâtiments ont été détruits. 22 obus ont été lancés.
Action d'artillerie sur tout le front belge.
Les Italiens, par une série de contre-attaques, ont récupéré autour de Goritz toutes les tranchées précédemment perdues.
Les négociations sont rompues entre le roi du Monténégro et l'Autriche, le cabinet de Vienne ayant formulé des conditions exorbitantes.
M. Briand s'est rendu à Londres ainsi que l'amiral Lacaze et M. Sembat, pour conférer avec les ministres anglais.

  Vendredi 21 janvier
Entre Oise et Aisne (région de Puisalaine), quelques contacts de patrouilles.
Entre Somme et Avre, nous bombardons, près de la gare de Chaulnes, des établissements occupés par l'ennemi. Ce tir a provoqué un incendie suivi d'explosions.
Au nord du l'Aisne (route de Corbeny), nous avons dispersé une colonne ennemie. Nous avons causé des dommages sérieux à l'ennemi aux environs de la ferme du Choléra.
En Champagne, nous avons dispersé un convoi de ravitaillement sur la route de Ville-sur-Tourbe à Vouziers.
Un taube a jeté, sans aucun effet trois bombes sur les faubourgs de Lunéville. Nous avons capturé deux officiers aviateurs allemands à Ogeviller (sud-est de Lunéville).
Seize avions britanniques ont bombardé le dépôt d'approvisionnement de Lesars (nord-est d'Albert). Le communiqué anglais signale dix-neuf combats aériens dans la même journée.
Les journaux autrichiens reconnaissent que l'offensive russe redouble d'acharnement en Galicie.
Le roi du Monténégro annonce qu'il reste à Scutari pour organiser la résistance. Il a envoyé sa famille en Italie d'où elle passera en France.
Un sous-marin anglais s'est échoué sur la côte de Hollande.
Une partie des troupes bulgares et allemandes qui devaient opérer contre Salonique, ont été rappelées vers le nord.

 
Samedi 22 janvier
En Belgique, un tir de notre artillerie sur les tranchées allemandes de la région des Dunes a allumé plusieurs incendies.
En Artois, nous avons fait exploser avec succès une mine au sud de Thélus.
Entre Soissons et Reims, nous avons pris sous notre feu et réduit au silence une batterie ennemie dans la région de Vregny.
Dans les Vosges, au cours d'un bombardement exécuté près du Rehfelsen, nous avons détruit un observatoire allemand.
Partout ailleurs, grande activité des deux artilleries.
Les Belges ont surpris et dispersé une colonne ennemie en marche près de l'Yser.
Les Russes ont remporté un succès en Bukovine, près de Czernovitz et un autre en Perse, entre Ispahan et Hamadan.
L'Allemagne et l'Autriche exercent une nouvelle pression sur la Roumanie pour la déterminer à cesser ses bons rapports avec les puissances de l'Entente.
Guillaume II et le tsar de Bulgarie ont échangé à Nich des congratulations pompeuses et grotesques.
La reine du Monténégro a traversé Rome, elle n'y a fait qu'un très court arrêt avant de repartir pour Lyon.
Les Communes anglaises ont voté le projet qui élève l'effectif de la flotte britannique à 350.000 hommes.

Dimanche 23 janvier
Nous avons canonné des groupes de travailleurs et des convois de ravitaillement en Belgique, en Champagne et dans les Vosges. Violentes luttes d'artillerie au nord de l'Aisne (Berry-au-Bac), en Lorraine et à la Poutroye (Vosges).
Sur le front belge, canonnade à Dixmude.
Les alliés ont avancé sensiblement au Cameroun. Les Allemands se retirant devant eux, ont pénétré sur le territoire de la Guinée espagnole.
Le roi de Grèce, dans une interview donnée a une agence américaine, se plaint vivement de la politique franco-anglaise, et s'attire d'une haute personnalité française une réponse péremptoire.
Tout est calme autour de Salonique où l'offensive de nos ennemis ne semble guère imminente.
La reine du Montenegro est arrivé à Lyon, où Nicolas ler va venir la rejoindre. C'est le général Vonkotich qui dirigera la résistance autour de Scutari. Le ministre de France à Cettigné, M. Delaroche-Vernet, est arrivé à Rome.
L'armée ottomane battue par les troupes russes du Caucase se réfugie sous les forts d'Erzeroum.
Les Allemands ont été repoussés par les Russes à Tchartorysk.
Les Italiens ont remporté un succès partiel sur le Haut Boite, dans le massif de la Tofana.
C'est devant le tribunal de la 5e division que comparaîtront les deux colonels suisses accusés d'espionnage.

Lundi 24 janvier
En Belgique, notre artillerie a effectué des tirs sur les ouvrages ennemis de la région de Nieuport.
A la suite d'explosions de mines et d'un violent bombardement, les Allemands nous ont attaqués dans la région de Neuville-Saint-Vaast. Ils ont pu pénétrer, sur un front de plusieurs centaines de mètres, dans les tranchées de première ligne et jusqu'à la tranchée de soutien, mais nos contre-attaques les ont délogés de la presque totalité du terrain enlevé. Ils ont subi des pertes considérables.
Nos canons de tranchées ont fortement endommagé les organisations adverses de la ferme du Choléra et du plateau de Vauclerc et fait exploser un dépôt de munitions à l'est de Reims.
En Champagne, notre artillerie a endommagé les tranchées ennemies dans la région de Maison-de-Champagne.
Vingt-quatre avions français ont bombardé les gares et les casernes de Metz, lançant 130 obus. Les avions bombardiers étaient escortés de deux escadrilles de protecteurs, qui ont livré dix combats en cours de route.
Les Anglais signalent une nouvelle et sanglante bataille en Mésopotamie.
Les Russes, poursuivant l'armée turque, ont fait un grand nombre de prisonniers aux abords d'Erzeroum.
Un taube est venu survoler la côte du comté anglais de Kent où il a lancé des bombes.
Le roi du Montenegro a quitté Rome, se rendant à Lyon.

Mardi 25 janvier
Vers l'embouchure de l'Yser, en Belgique, l'ennemi a effectué un bombardement violent, lançant plus de 20000 obus. L'infanterie allemande a tenté, en vain, de déboucher; arrêté par nos tirs de barrage, l'ennemi n'est pas sorti de ses tranchées, sauf quelques groupes, qui ont été aussitôt dispersés par notre feu.
Artillerie active de part et d'autre dans la région de Boesinghe, d'Hetsas et de Streenstraete. Des fractions ennemies qui avaient essayé de franchir le canal à Hetsas, ont été rejetées par nos feux d'infanterie et par les mitrailleuses.
En Artois, à l'ouest de la route Arras-Lens, l'ennemi a esquissé deux nouvelles attaques qui ont échoué sous notre feu.
Au nord-est de Roye, nous canonnons des convois de ravitaillement. Au nord de Soissons, nous bouleversons des tranchées. A l'est de Godat (près de Reims), nous endommageons une batterie ennemie.
Dix obus ont été tirés par les Allemands contre Nancy.
Nous avons bombardé les cantonnements ennemis de Guevgeli et de Monastir, sur le front d'Orient. Monastir a reçu deux cents bombes.
Erzeroum est investie par les Russes. Leurs succès sur les Turcs font grande impression.
Les Autrichiens annoncent qu'ils ont pris Antivari et Dulcigne au Montenegro.
Le roi du Montenegro, est arrivé à Lyon.
L'empereur d'Autriche est malade.

Mercredi 26 janvier
Activité des deux artilleries en Belgique. L'attaque ennemie qui avait eu lieu vers l'embouchure de L'Yser a été disloquée par nos tirs d'artillerie. Les Allemands n'ont pu déboucher sauf sur un point, où quelques groupes parvinrent à pénétrer dans notre tranchée avancée. Ils en ont été chassés ausitôt en subissant des pertes sensibles. Près de Boesinghe, notre canonnade a endommagé les retranchements ennemis.
Deux avions ennemis ont jeté des bombes sur Dunkerque et sa banlieue : cinq personnes ont été tuées et trois blessées.
En Artois, l'ennemi a tenté une nouvelle action et avec une vigueur redoublée à l'est de Neuville-Saint-Vaast. L'attaque s'est produite sur un front de 1500 mètres. Elle a été rejetée sur toute la ligne. Canonnade dans la région de Wailly.
Au nord de l'Aisne (Craonne), nous dispersons un important convoi allemand.
A Berry-au-Bac, nous endommageons une batterie lourde allemande.
Sur les Hauts-de-Meuse (Mouilly), nous dispersons un détachement ennemi.
Dans les Vosges, nous bombardons les ouvrages allemands du Ban-de-Sapt, de Mulbach, de Stossvihr et du Rain-des-Chênes.
Nos avions en bombardant Monastir et Guevgeli, ont fait une centaine de morts à l'ennemi.
Les Russes ont fait encore 700 prisonniers turcs aux abords d'Erzeroum.
Les Autrichiens annoncent la prise de Scutari d'Albanie.

Jeudi 27 janvier
En Belgique, nous avons bombardé efficacement les tranchées et boyaux ennemis de la région de Steenstraete où l'on constatait des mouvements de troupes.
En Artois, activité d'artillerie. L'ennemi a fait exploser près du chemin de la Folie (nord-est de Neuville-Saint-Vaast) quelques mines, dont il a occupé les entonnoirs; près de la route de Neuville à Thélus, nous l'avons chassé des derniers entonnoirs qu'il avait pris.
Dans la région de Roye, notre artillerie a bouleversé, à l'ouest de Laucourt, un ouvrage que l'ennemi a été forcé d'évacuer. Nos patrouilles y ont pénétré et en ont rapporté du matériel abandonné par les Allemands.
Un zeppelin a lancé des bombes sur les villages de la région d'Epernay. Elles n'ont causé que des degâts matériels insignifiants. Ce dirigeable a été canonné par nos auto-canons.
A l'ouest de Pont-à-Mousson, nous avons cartonné les organisations allemandes du bois Le Prêtre.
Sur le front russe, duel d'artillerie le long de la Strypa. Un grand nombre de soldats allemands ont eu les pieds gelés. Près d'Erzeroum (secteur d'Arménie), nos alliés ont continué à capturer des Turcs.
Le congrès des Trade Unions britanniques se prononce en faveur de la lutte jusqu'à la victoire.

 
 

Vendredi 28 janvier
Vive activité de notre artillerie sur l'ensemble du front.
En Artois (est de Neuville-Saint-Vaast), nous recapturons un à un les postes de guetteurs et les entonnoirs où l'ennemi s'était installé; nous y trouvons de nombreux cadavres d'Allemands et nous y faisons des prisonniers. L'ennemi tente vainement, par une contre-attaque, de reprendre le terrain perdu.
Au nord de l'Aisne, nous bombardons des organisations ennemies à la Ville-au-Bois.
En Argonne, lutte de mines à la Haute-Chevauchée et à Vauquois. L'ennemi subit des pertes terribles.
Par un tir à longue portée, nous dispersons un convoi ennemi au nord-ouest d'Etain.
Deux taubes ont été abattus sur le front russe. L'ennemi a procédé à un bombardement sans résultat dans le secteur de la Strypa.
Les Italiens résistent à de violentes attaques autrichiennes à Oslavia, près de Goritz.
Von Koewess est entré dans Alessio, et marche sur Durazzo. Il veut, évidemment, empêcher une partie de l'armée serbe de s'embarquer pour Corfou.
Une interpellation sur la neutralité suisse a eu lieu au grand conseil de Genève. On a reproché aux autorités militaires fédérales de montrer trop de condescendance à l'Allemagne.

Samedi 29 janvier
Lutte d'artillerie particulièrement intense en Artois.
A l'ouest de la cote 140 (sud de Givenchy), après des explosions de mines, l'ennemi est parvenu à prendre pied dans quelques éléments avancés de tranchées.
Une autre attaque, dirigée au même moment sur nos positions près du chemin de Neuville à la Folie a été complètement repoussée.
Une troisième attaque a été arrêtée au nord de Roclincourt par notre artillerie et notre fusillade. L'ennemi n'a pu sortir de ses tranchées. Une quatrième attaque a subi un échec complet au nord-est d'Arras.
Nous avons repris un nouvel entonnoir an sud du chemin de Neuville à la Folie et répoussé des contre-attaques violentes.
L'ennemi, dans cette région, a subi de très fortes pertes.
Nos positions autour d'Arras ont été vigoureusement bombardées, mais nous avons contrebattu les batteries ennemies.
Dans les Vosges, nous avons effectué des tirs efficaces.
Un de nos dirigeables, à titre de représailles, a bombardé Fribourg-en-Brisgau : trente-huit obus ont été lancés sur la gare et les établissements militaires.
A Lausanne, le drapeau allemand, arboré à l'occasion de la fête du Kaiser, a été arraché du consulat d'Allemagne. Le gouvernement helvétique a exprimé ses regrets à Berlin.

Dimanche 30 janvier
En Artois, à l'ouest de la cote 140, nous avons, par une vive contre-attaque, repris une partie des éléments de tranchée occupés par les Allemands. Au cours de cette opération, nous avons délivré une cinquantaine de soldats français faits prisonniers par l'ennemi.
Au sud du chemin de la Folie, l'ennemi a tenté de reprendre des entonnoirs conquis par nous. Il a été repoussé.
Au sud de la Somme, après un violent bombardement, les Allemands ont attaqué nos positions sur plusieurs kilomètres de la boucle de la Somme à Frise. L'attaque n'a réussi que sur un point, au village de Frise, qui était tenu par une de nos grand-gardes. Elle a été partout, ensuite, enrayée et nous avons repris quelques-unes des tranchées perdues.
Une attaque allemande a été brisée près de Lihons. Près de Lassigny, nous avons dispersé un convoi.
Au nord de l'Aisne, nous avons bouleversé les organisations ennemies du plateau de Vauclerc.
En Lorraine, tir efficace de notre artillerie sur les ouvrages adverses entre Nomény et Eply.
Quatorze de nos avions, près de Doiran (secteur de Macédoine) ont bombardé des campements ennemis.
Les alliés ont occupé la presqu'île de Karabournou, qui ferme l'entrée de la rade de Salonique.
Les Russes ont écrasé une colonne turque sur le front du Caucase et battu d'autres forces turques en Perse.
Le gouvernement américain a fait des propositions aux deux groupes belligérants au sujet de la guerre navale.
Un zeppelin a jeté des bombes sur Paris, faisant vingt-trois morts et de nombreux blessés.

Lundi 31 janvier
En Artois, au sud du chemin de Neuville à la Folie, nous avons fait exploser une mine qui a bouleversé les galeries de l'ennemi.
Nous avons exécuté des tirs de destruction sur le centre de ravitaillement de Sallaumines, près de Lens, et sur des parcs allemands au nord de Vimy.
Au sud de la Somme, près de Dompierre, les Allemands ont attaqué nos positions. Nos tirs de barrage et notre fusillade ont, par deux fois, rejeté l'ennemi dans ses tranchées.
Entre Somme et Oise, noms avons canonné des troupes en mouvement près de Beuvraignes et de l'infanterie en marche près de Roye.
Au nord de l'Aisne (en face du Soupir), nous avons détruit un ouvrage allemand et anéanti sa garnison.
L'offensive russe se poursuit dans la région d'Erzeroum; par contre, il y a accalmie en Galicie. Les Allemands sont embourbés dans les marais de Pinsk.
Lutte d'artillerie sur tout le front italien.
Deux colonnes anglaises ont fait leur jonction en Mésopotamie.