Succès français dans
la région de Soupir, où nous enlevons un point culminant, que l'ennemi essaie vainement de reprendre par toute une série de contre-attaques. L'artillerie ennemie est réduite au silence au sud de Laon et de Craonne. A une attaque allemande, près de Perthes-les-Hurlus, nous ripostons par une autre offensive qui nous livre le village et l'une des hauteurs environnantes : de ce côté une étendue de 500 mètres a été gagnée.
Entre Reims et l'Argonne, notre artillerie inflige à nos adversaires des pertes sensibles. Progrès pour nous en Woëvre (Flirey, bois d'Ailly, bois le Prêtre). Nos positions sont maintenues à Cernay, en Haute-Alsace, mais les Allemands ont réoccupé Burnhaupt-le-Haut au prix de pertes considérables.
Sur le front oriental, les combats que Hindenburg a livrés en Pologne, au début de janvier, lui auraient coûté plus de 100.000 hommes en très peu de temps. L'objectif de Varsovie s'éloigne de plus en plus devant lui. Et une nouvelle classe russe, 1.200.000 hommes, est prête à rejoindre le front.
Un comité secret s'est constitué à Budapest pour préconiser l'indépendance de la Hongrie au prix d'une paix séparée avec la Russie, la Serbie et la Roumanie dont les préparatifs inquiètent les Magyars. A Trieste règne la disette.
On annonce que l'Italie va lancer un ultimatum à la Turquie, qui retarde toujours, en dépit de ses promesses, le règlement de l'incident d'Hodeidah.
Enver pacha a disparu et l'agitation grandit à Constantinople contre la tutelle teutonne.
Des signes de refroidissement sont notés entre Guillaume II et les souverains de l'Allemagne du Sud, mécontents des défaites subies et des pertes éprouvées par leurs contingents.
Essad pacha rentre dans Durazzo.