
L'espionnage est si répendu à Bruxelles, qu'une dénonciation anonyme suffit à faire arrêter quelqu'un.
Les "suspects" sont enfermés dans le Ministère de Sciences et des Arts devenu "Commandature".
Près de 2000 personnes y attendent qu'on veuille bien leur apprendre de quoi elles sont accusées.
Ainsi le général von Bissing, gouverneur provisoire de la Belgique, espère faire apprécier les
douceurs de l'autorité allemande. Ce fonctionnaire a donné une grande réception au palais royal
le jour de la fête du Kaiser |
OFFICIERS ALLEMANDS SORTANT DU PALAIS ROYAL LE JOUR DE LA FETE DU KAISER
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| LE GOUVERNEUR DE BRUXELLES Le major Bayer, gouverneur de Bruxelles, a institué
dans la capitale belge un régime de terreur. Cette photo a été prise tandis qu'il se rendait à la
commandature |
LES SOLDATS BAVAROIS FONT MARCHER LES TRAMWAYS |
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vendredi 12 février Les Allemands bombardent Nieuport, sans grand résultat, tandis que notre artillerie leur répond efficacement. L'ennemi, dans le Nord, fait sortir des avions qui opèrent sans effet aucun au-dessus de nos lignes. Il attaque vainement, en Champagne, nos positions près de Mesnil-les-Hurlus: il envoie une brigade contre l'ouvrage Marie-Thérèse dans l'Argonne, mais cette brigade est décimée par le feu de notre artillerie et de notre infanterie et laisse de très nombreux cadavres sur le terrain. L'affaire qui s'était engagée au Ban-de-Sapt(Vosges) s'est terminée à notre avantage, nos troupes ayant finalement repris ce qu'elles avaient d'abord perdu. Au nord du col de Sainte-Marie-aux-Mines, nous avons enlevé une tranchée. Le conclave des jésuites a élu général le père Ledochowski, Polonais germanisant, dont le frère est un général autrichien. Il remplace un Allemand, le père Wernz. Les Etats-Unis ont envoyé une note à l'Angleterre pour faire des observations sur l'emploi par la marine marchande britannique, du pavillon neutre. Ils ont envoyé une autre note à l'Allemage en disant que l'attaque d'un navire américain par un sous-marin allemand pourrait entrainer de graves complications. M. Asquith, Premier Ministre du Royaume-Uni, déclare aux Communes qu'il étudie l'application de mesures plus sevères contre le commerce allemand, l'ennemi violent systématiquement toutes les lois de la guerre. Le ministre de Bulgarie à Rome, M.Risof, prétend que le cabinet de sofia, en contractant un emprunt à Berlin et à Vienne, n'a nullement aliéné sa liberté politique. |



| Dimanche 21 février Les Allemands bombardent Nieuport et les Dunes, mais nous contrebattons efficacement leurs batteries. Ils ont subi de grosses pertes dans leur attaque contre nos tranchées à l'est d'Ypres, leurs réserves ayant été prises sous le feu de notre artillerie. Combats d'artillerie de la Lys à l'Oise et sur l'Aisne. Notre action continue en Champagne, et nous occupons, au nord de Perthes, un bois que nos adversaires avaient fortement organisé. Aux Eparges (Hauts-de-Meuse, sud de Verdun) nous avons repoussé une série de contre-attaques, puis, à notre tour, prononcé une attaque grâce à laquelle nous avons élargi le terrain conquis par nous. Nous avons enlevé trois mitrailleuses, deux lance-bombes et fait 200 prisonniers. Combats dans les Vosges, près de Lusse et à l'ouest de Munster. La flotte franco-anglaise, sous les ordres de l'amiral Carden, a bombardé les forts de l'entrée des Dardanelles. Ceux de la côte d'Europe, vigoureusement canonnés, ont été réduits au silence. Des hydravions, par leurs reconnaissances, ont contribué à l'efficacité de notre tir. On croit qu'un troisième zeppelin s'est perdu au large de la côte danoise. Un steamer anglais a été coulé par un sous-marin dans la mer d'Irlande. Un charbonnier norvégien a heurté une mine et a sombré sur la côte d'Ecosse. Le chancelier de Bethmann-Hollweg est venu conférer à Vienne avec le baron Burian, ministre des Affaires étrangères. |
![]() Bethmann-Hollweg |
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Mercredi 24 février Deux attaques d'infanterie allemande, préparées à Lombaertzyde, ont été prises sous notre feu et n'ont pu déboucher. Le bombardement de Reims a été très violent. Il a duré en tout onze heures; 1500 obus ont été lancés; les restes de la cathédrale ont gravement souffert; une vingtaine de maisons ont été incendiées; vingt personnes ont péri. A l'est de Reims, le combat se poursuit dans de bonnes conditions. Nous avons enlevé de nouvelles tranchées près de Beauséjour. A Drillancourt, au nord-ouest de Verdun, nous avons fait sauter des caissons ennemis. Une attaque de l'ennemi a été refoulée dans le village de Stosswihr (vallée de la Fecht)en Alsace. L'offensive allemande parait arrêtée du côté du gouvernement de Suwalki. Nos ennemis ont subi un grave échec devant la forteresse d'Ossovietz. Un sous-marin allemand a été atteint près de Boulogne par la canonnade d'une de nos unités légères. Un bateau norvégien a été coulé près de Douvres. Les Turcs fortifient en toute hâte les îles de la mer de Marmara, en prévision de la progression des forces franco-anglaises, et von der Goltz s'est rendu à Smyrne pour mettre la ville en état de défense. Des manifestations anti-allemandes ont eu lieu à Milan. Il a été décidé outre-Rhin que pendant une semaine les enfants rechercheraient les plus infimes morceaux de métal, afin de parer à la disette qui s'accentue sur le cuivre, le zinc, etc. |
| Jeudi 25 février Combats d'artillerie, favorables pour nous entre la Lys et l'Aisne. En Champagne, nouveaux progrès et contre-attaques repoussées au nord de Mesnil. Dans les Hauts-de-Meuse, nous réduisons au silence plusieurs batteries allemandes.
Aux Eparges notre succès a été considérable. Les pertes ennemies ont été sensibles et doivent approcher les 3000 hommes, pour le moins. Six cents cadavres allemands ont été trouvés sur une petite partie du front. Nous avons progressé au bois Brûlé, dans la forét d'Apremont. Les combats sont très acharnés, eu Pologne, d'après les bulletins officiels russes. Plusieurs des colonnes allemandes qui convergeaient vers Varsovie ont vu leur offensive brisée. Dans les Carpathes, les Russes ont fait près de 50.000 prisonniers. En Bukovine et en Galicie orientale, ils ont enrayé la marche en avant des Astro-Hongrois. Vendredi 26 février Près de Lombaertzyde nous démolissons un blockhaus, des observatoires et une batterie ennemie. En Champagne, nous maintenons nos progrès acquis et même les développons. Toutes les contre-attaques allemandes sont repoussées. Nous lançons 60 bombes, très efficacement, sur des trains et sur des rassemblements; nous prenons un ouvrage au nord de Mesnil, décimons une colonne en marche près de Tahure et éteignons le feu d'une batterie en faisant sauter plusieurs caissons. En Argonne, deux coutre-attaques ennemies qui essayaient de déboucher à Marie-Thérèse ont été brisées net, et nous détruisons un blockhaus au ruisseau des Meurissons, près du Four-de-Paris. La lutte se poursuit avec une extrême âpreté, mais sans qu'une décision soit encore intervenue sur les routes qui conduisent de la Prusse orientale à la Pologne, entre Allemands et Russes. |
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