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Mercredi 1er décembre
Journée de brouillard et pluie:dégel en Champagne. Canonnade sur l'ensemble du front; combats à la grenade en Artois (région de Loos). En Alsace, notre artillerie bouleverse les tranchées ennemies de la vallée de la Fecht, au nord de Muhlbach.
Canonnade sur le front belge.
La flotte britannique bombarde les positions allemandes du littoral de Belgique, du côté d'Ostende.
Les Italiens ont repoussé plusieurs contre-attaques et fait plusieurs centaines de prisonniers sur l'Isonzo.
Les Russes ont remporté un sérieux succès à Illuxt, à l'ouest de Dwinsk. Le général von Below a fait évacuer Tukkum que l'armée allemande occupait depuis plusieurs mois. Il a ordre de tenir jusqu'au bout avec ses troupes de ce côté.
Un avion anglais a coupé un sous-marin allemand près de Middelkerke.
L'Allemagne a interdit la sortie de ses journaux par les frontières suisse et néerlandaise. Cette prohibition coïncide avec la rentrée du Reichstag où le chancelier doit être fortement attaqué.
Le sultan d'Egypte annonce qu'il lèvera s'il le faut 500.000 hommes, pour résister à l'attaque turque.
De nouvelles manifestations de femmes ont eu lieu à Berlin, contre la cherté de la vie.
La Chambre a voté l'incorporation de la classe 1917.
Guillaume II a passé une journée à Vienne.


Italie : souscrivez à l'emprunt
 
Jeudi 2 décembre
Activité d'artillerie sur divers points du front.
Nos batteries et les batteries anglaises ont occasionné de gros dommages aux organisations ennemies en Belgique à l'est de Boesinghe. Une brèche de trente mètres a été ouverte dans une redoute.
Canonnade en Artois (Bois en Hache, chemin creux d'Angres, route de Béthune).
Bombardement réciproque à notre avantage entre Somme et Aisne, et particulièrement près de Roye.
Notre artillelie a attaqué un train blindé sur la route Chaulnes-Roye, et l'a forcé à rétrograder.
Nos batteries ont dispersé une colonne ennemie au nord-est de Soissons, sur la route de Bressy à Vregny.
Les Russes ont progressé près de Dwinsk et sur le Styr.
Les Austro-Allemands ont occupé Prizrend, à la frontière albanaise. Il y a accalmie dans le secteur français de Macédoine.
Le Reichstag a ouvert sa session eu entendant un discours de son président, plein d'un optimisme de commande.
Le Parlement italien s'est réuni. M.Sonnino, ministre des Affaires étrangères, a annoncé l'adhésion de son pays au pacte du 5 septembre 1914.
MM. Asquith, premier ministre, et Mac-Kenna, chancelier de l'Echiqier, ont harangué les représentants des Trade-Unions et leur ont recommandé la modération.
 
Vendredi 3 décembre
Canonnade en Artois ( Loos, Bois en Hache, Angres). Combat à coups de torpilles près de la cote 140. Un détachement allemand est dispersé par notre feu. Arras a reçu 60 obus.
Nous avons fait sauter une mine et détruit un petit poste à Fay, au Sud de la Somme.
Nous bouleversons les travaux ennemis aux Eparges.
L'armée britannique a marqué une activité accrue. Vingt de ses avions ont opéré à Orisaunout.
Les Serbes tenaient toujours Monastir le 1er décembre. Canonnade dans le secteur français, sur la Cerna et sur le Vardar.
Notre artillerie, aux Dardanelles, fait subir d'importants dommages aux batteries turques.
Les conseils de ministres se succèdent à Athènes, sans qu'il en résulte une précision sur les intentions de la Grèce vis-à-vis de l'Entente. On songe, de nouveau, à prendre à l'ègard du gouvernement hellénique des mesures de pression économique.
Un socialiste, à la Chambre de Saxe a évoqué la possibilité d'une révolution. Les catholiques allemands, de leur côté, critiquent vivement l'impuissance du chancelier en présence de la crise des vivres.
 

France
 
 Joseph Joffre 1852-1931  Samedi 4 décembre
Actions partielles d'artillerie.
Près de Lombaertzyde, en Belgique, nous avons repris un petit poste, qui avait été perdu par surprise.
Lutte de mines à Fay, entre Somme et Oise. Nous démolissons des abris, des constructions et un dépôt d'approvisionnement au nord de laucourt.
Dans la forêt d'Apremont, combat de grenades.
Nos batteries arrêtent à Thann, en Alsace, un court bombardement.
Canonnade sur le front belge.
Le général Joffre est nommé commandant en chef des armées françaises.
La ville de Monastir, la plus importante de la Macédoine serbe, a été occupée par les troupes austro-allemandes. Les Bulgares y sont attendus.
La France, l'Angleterre et l'Italie ont décidé d'arrêter de nouveau les navires chargés de provisions à l'adresse de la Grèce, ce pays persistant dans une attitude peu amicale.
Les socialistes allemands accentuent leur opposition au chancelier, et cette attitude est vivement commentée par toute la presse d'outre-Rhin.
La Roumanie aurait vendu de très grosses quantités de blé aux empires du Centre.
 
Dimanche 5 décembre
Le mauvais temps gêne les opérations. Canonnade intermittente sur divers points du front. Quelques obus tombent à l'est de Grenay et autour de Sapigneul. Contact de patrouilles en Artois.
Lutte de mines en Argonne, à la Haute-Chevauchée et aux Eparges.
En Woëvre, nous démolissons une grosse pièce qui avait été signalée à l'est de Saint-Mihiel.
L'artillerie belge a bouleversé les travaux ennemis et contrebattu l'artillerie ennemie près de Dixmude.
Sur le front d'Orient, faible bombardement par les Bulgares de la gare de Krivolak.
Sur la Cerna, nous arrêtons des reconnaissances ennemies. Canonnade dans les secteurs de Doiran et de Stroumitza.
Les Anglais, devant l'arrivée des renforts turcs, se sont repliés en arrière de Ctésiphon, en Mésopotamie. Leurs pertes totales sont de 4500 hommes.
Le gouvernement américain a réclamé le rappel de l'attaché militaire et de l'attaché naval allemands à Washington, Boy-Ed et von Papen, dont la culpabilité avait été démontrée dans les complots progermains récents.
La Chambre italienne a exprimé sa confiance dans la politique générale du cabinet Salandra.
 

Russie : souscrivez à l'emprunt de guerre
 

Angleterre : Pour le dernier effort, achetez des bons de guerre 
Lundi 6 décembre
Activité d'artillerie plus intense.
En Belgique, nous exécutons des tirs efficaces sur les boyaux de la région d'Hetsas, où l'on signalait des mouvements de troupes ennemies.
En Artois, nos batteries ripostent à un bombardement violent de nos tranchées du Crassier-Double (sud-ouest de Loos ). Arras reçoit encore des obus incendiaires qui n'y font pas grand dommage.
Entre Somme et Oise, nous détruisons avec nos engins de tranchées, des postes ennemis, au nord d'Herbécourt et un abri de mitrailleuses sous coupole devant Tilloloy.
Lutte de mines à notre avantage dans la région de Frise, près de Tracy-le-Val et aux Eparges.
Dans le secteur de Macédoine, les Bulgares ont été repoussés par nos troupes près de Kosturino. Deux tentatives de passage ont été arrêtées par notre artillerie et par notre infanterie sur la Cerna.
Des patrouilles mixtes austro-bulgares sont entrées dans la ville de Monastir.
Une conférence franco-anglaise a eu lieu à Calais entre ministres et généraux français et anglais.
Sur le front italien, simple lutte d'artillerie.
Accalmie aussi sur le front russe.
 
Mardi 7 décembre
Activité d'artillerie assez intense en Artois (Loos et Souchez ), entre Somme et Oise, où nos batteries ont atteint des convois à Fay et pris sous leur feu des troupes qui se déplaçaient à l'arrière du front.
Canonnade soutenue aussi en Champagne, de Saint-Souplet à Massiges, et en Argonne à la Haute-Chevauchée.
M. Asquith a déclaré aux Communes que le conseil des actions militaires s'établissait plus fortement entre les alliés.
On annonce que les Allemands auraient dépêché en toute hâte des renforts turcs en Mesopotamie. Ils seraient disposés à tenter un gros effort de ce côté.
Le maréchal Mackensen a adressé une proclamation au peuple serbe pour l'engager à rentrer dans ses foyers.
De nouveaux attentats progermains ont été découverts aux Etats-Unis. L'opinion s'y accrédite que le gouvernement de l'Union pourrait être entraîné à réclamer aussi le rappel du comte Bernstorff, ambassadeur d'Allemagne.
Le Pape a prononcé, dans un consistoire secret où il désigne de nouveaux cardinaux, une allocution sur la guerre. Il a dit que la paix ne pouvait résulter que de concessions mutuelles que se feraient les belligérants, après qu'ils auraient précisé leurs aspirations.
 
USA : Souviens-toi qu'ils défendent le drapeau de la liberté
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Voiture embourbée sur une route marécageuse en Serbie
Mercredi 8 décembre
Notre artillerie et l'artillerie belge ont bouleversé un ouvrage ennemi dans la région d'Hetsas. Deux dépôts de munitions ont sauté.
Violente canonnade en Artois. Bombardement réciproque intense dans la région de Givenchy où ont lieu également des combats à coups de grosses bombes. Près de la route de Lille, nos batteries ont exécuté des tirs heureux.
Combats de patrouilles à notre avantage dans la région de Craonne.
En Champagne combat pour la possession d'une tranchée avancée au sud de Saint-Souplet. Nous avons déjà reconquis une grande partie de l'élément perdu.
Attaque allemande près de la butte de Souain.
Le conseil de guerre des alliés a tenu une seconde séance à Paris.
Les Russes ont remporté un succès sur le Styr, en brisant une offensive allemande.
Les Italiens signalent de nouveaux avantages sur l'Isonzo.
Une escadre autrichienne a bombardé la côte albanaise, près de Saint-Jean-de-Medua. Nous avons perdu le sous-marin Fresnel dont l'équipage a été capturé.
Le gouvernement grec a envoyé à Salonique un colonel d'état-major, le colonel Pallis, pour discuter avec le général Sarrail les mesures de détail à adopter.
 
Jeudi 9 décembre
Action d'artillerie en Artois (Loos et Givenchy), entre Somme et Oise (Fouquescourt).
En Champagne, notre artillerie entre en action avec une grande violence pour riposter aux batteries ennemies : nos avions ont constaté l'efficacité de notre tir.
Notre progression s'affirme à l'est de la butte de Souain, où continuent les combats à la grenade.
Notre artillerie a démoli des réservoirs à gaz suffocants à Bethincourt, entre Argonne et Meuse.
Un de nos avions a poursuivi, a 3000 mètres d'altitude, un appareil allemand rapide. Il l'a ensuite attaqué à coups de mitrailleuse. L'avion ennemi a explosé et ses passagers sont tombés dans nos lignes, à Tilloloy.
Canonnade sur le front belge.
Les Bulgares nous ont attaqués à Demir-Kapou, en Macédoine. Ils ont été repoussés avec de sérieuses pertes.
Le président Wilson, dans le message qu'il a adressé au Congrès américain, a flétri les crimes des progermains et annoncé le dépôt de lois destinées à les réprimer.
Le gouvernement anglais déclare que les troupes anglo-indiennes ont subi de faibles pertes dans leur retraite, après leur échec de Ctésiphon, en Mésopotamie.
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Voiture à mules du service de ravitaillement
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Un "bar parisien" tenu par un grec à la frontière serbe
 
Vendredi 10 décembre
Canonnade intermittente sur divers points du front. Dans la région de Roye, nous avons exécuté un tir efficace sur une batterie allemande repérée par nous. En Champagne, notre artillerie, poursuivant le bombardement de positions allemandes, a fait sauter un dépôt de munitions au sud de Saint-Souplet.
Nos contre-attaques, à l'est de la butte de Souain, ont continué à refouler l'adversaire, qui ne garde plus qu'une partie de la tranchée evacuée, totalement bouleversée. Nos batteries, par un tir constant, empêchent l'ennemi de s'y établir.
Aux Eparges, lutte de mines. Un groupe de travailleurs ennemis a été enseveli par l'explosion de l'un de nos fourneaux.
L'artillerie anglaise continue, sur divers points du front, à défoncer les réseaux de fils de fer et parapets ennemis. Nos alliés ont fait exploser avec succès une mine à l'ouest de Fricourt.
Les Bulgares ayant attaqué divers secteurs de notre front ont été partout repoussés. Le combat continue en face de notre tête de pont de Gradec, sur le Vardar.
Une escadre autrichienne a bombardé Durazzo, sur le littoral albanais.
Le chancelier allemand a fait au Reichstag une déclaration pleine de propos mensongers. Il a répondu à l'interpellation socialiste qu'il appartenait aux alliés, s'ils le voulaient, de faire des offres de paix.
M. de Romanones a été chargé de constituer un cabinet de nuance libérale qu'il a réussi à former en quelques heures.
 
Samedi 11 décembre
Le combat à la grenade s'est poursuivi en Champagne : l'ennemi a été refoulé au delà de la crête, au sud de Saint-souplet.
En Artois, canonnade active. Nous avons réduit au silence deux batteries ennemies qui tiraient sur le Bois en Hache.
Tirs efficaces sur les ouvrages ennemis dans la région de Quennevières, entre Oise et Aisne, et en Argonne dans le secteur de la Fontaine aux Charmes.
Luttes d'artillerie violentes sur le front belge. Des minenwerfer allemands sont réduits au silence.
Le communiqué officiel de l'armée d'Orient dit que nos mouvements de repli ont été effectués méthodiquement et sans grandes difficultés, en dépit des attaques bulgares. Nous avons occupé un nouveau front, après avoir infligé de grosses pertes à l'adversaire.
Les conservateurs allemands réclament l'annexion de toutes les contrées occupées : le chancelier en a moins dit.
Une séance orageuse s'est déroulée à la Chambre hongroise où plusieurs députés ont avoué leur fatigue de la guerre.
L'exposé du secrétaire d'Etat américain atteste que la situation économique des Etats-Unis n'a jamais été aussi prospére.
La France et l'Angleterre ont décidé d'ouvrir à Athènes des conversations plus pressantes.
Les Italiens ont capturé un certain nombre d'Autrichiens sur le Carso.
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Funérailles, à Stroumitza, d'un zouave tué dans un engagement contre les Bulgares
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Le général de L... devant son quartier général à K...
 
Dimanche 12 décembre
Canonnade intense en Belgique, dans la région d'Hetsas, et en Artois, près de Bully et de Roclincourt.
Dans la Somme, nos batteries ont dispersé une troupe en marche et des canons ennemis sur la route de Villers.
Près du Four de Paris, en Argonne, nous faisons exploser deux fourneaux de mines et détruisons une galerie.
Sur les Hauts-de-Meuse (secteur du bois Bouchot), nous avons détruit des tranchées de première ligne et des abris.
Canonnade eu Alsace, au Linge et au Barrenskoff.
L'armée belge a bombardé les cantonnements allemands de Keyen et de Saint-Pierre-Capelle.
Les Bulgares ont attaqué sur presque tout le front, dans le secteur de Macédoine; leur effort se portait principalement à notre gauche. Ils ont été repoussés.
Guerre de mines et canonnades aux Dardanelles.
L'Allemagne a rappelé de Washington son attaché militaire et son attaché naval.
Des manifestations pour la paix ont eu lieu à Berlin.
Des avions autrichiens ont bombardé la ville italienne d'Ancône.
 
Lundi 13 décembre
En Belgique, activité de nos canons de tranchées, qui ont imposé silence aux lance-bombes de l'ennemi.
Trois hydravions allemands ont tenté de couler un cargo-boat britannique, qui s'était échoué près de la côte belge. Des avions alliés les ont mis en fuite, pendant que des torpilleurs français renflouaient le cargo.
Canonnade en Champagne dans le secteur de Massiges. Nous avons bombardé les tranchées allemandes dans le secteur de la cote 193.
Canonnade aussi dans les Vosges, où la tempête de neige gêne les opérations.
Seize aéroplanes anglais ont bombardé un dépôt d'approvisionnement allemand à Miraumont; tous sont rentrés.
Les troupes britanniques ont pénétré dans les tranchées allemandes à Neuve-Chapelle.
Nos troupes ont continué leur mouvement de repli sur le Vardar et dans la région du lac Doiran : elles ont repoussé plusieurs fois l'ennemi.
Les corps grecs auraient reçu l'ordre de se retirer devant les Bulgares, dans le cas où ceux-ci passeraient la frontière.
Les commissions du Reichstag discutent âprement la question des vivres sans arriver à se mettre d'accord.
L'Autriche et la Bulgarie réclament respectivement la possession de Monastir.
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Le pont de Vozarci, que nos troupes ont fait sauter
 
Corps expéditionnaire d'Orient
Déserteurs bulgares dont quelques-uns s'étaient déguisés en Serbes 
Mardi 14 décembre
Vives actions d'artillerie en Artois, au sud-ouest de Beaurain, où nous détruisons un ouvrage allemand, au nord de l'Aisne et en Champagne (butte du Mesnil).
A Saint-Mihiel, nos batteries ont endommagé l'unique pont allemand qui ait résisté à la crue de la Meuse; elles ont aussi causé des dommages à un blockhaus ennemi, sur la côte Sainte-Marie.
Notre bombardement au bois Bouchot, dans les Hauts-de-Meuse, a donné d'excellents résultats, bouleversant totalement certaines tranchées.
Nos troupes du Vardar ont poursuivi leur mouvement de repli sans être inquiétées. Les troupes anglaises ont livré un sanglant combat dans le secteur de Doiran. Elles ont perdu 1500 hommes, mais ont infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Les Bulgares ne sont plus qu'à 8 kilomètres de la frontière hellénique. Guevgueli est en flammes.
Aux Dardanelles, notre artillerie lourde a infligé de grosses pertes aux soldats ottomans.
Les forces anglo-égyptiennes ont repoussé un parti d'Arabes à la frontière d'Egypte.
Les relations sont tendues à l'extreme entre l'Amérique et l'Autriche, et une rupture semble possible.
 
Mercredi 15 décembre
Lutte d'artillerie intense et qui tourne à notre avantage sur divers points du front. Nous dispersons des détachements ennemis sur la route de Villiers (secteur de Roye), et bombardons un convoi près de Thiescourt.
Nos batteries ont provoqué une explosion en Champagne (à l'est de la butte du Mesnil).
En Woëvre (sud de Thiaucourt), nous prenons à partie une batterie allemande, dont les abris ont subi de sérieux dégâts.
Dans les Vosges, au Ban-de-Sapt, nous provoquons l'explosion d'un dépôt de munitions à Laitre.
Onze de nos avions ont bombardé la gare et les bifurcations de Mulheim; vingt-deux autres ont opéré à Hauriaucourt; douze autres encore dans la région de Chateau-Salins, et au château de Burthecourt. Une escadrille ennemie a été mise en fuite.
Tous nos contingents du Vardar sont maintenant rassemblés en deçà de la frontière grecque. Les Bulgares ont pris Guevgueli et Doiran.
Les pertes subies par les Turcs aux Dardanelles sont très considérables.
Des émeutes, causées par la cherté de la vie, ont eu lieu à Cologne. Elles ont été durement réprimées. Il y a des femmes blessées. Le Reichstag a entendu le débat sur les questions de M.Liebknecht. Les représentants du gouvernement ont écarté toutes questions. Trente-quatre députés socialistes ont formé un groupe dissident qui doit voter contre les crédits militaires demandés à nouveau au Reichstag.
La canonnade est intense sur l'Isonzo, entre Autrichiens et Italiens.
 
Corps exéditionnaire d'Orient
Conspirateurs bulgares arrêtés à Salonique
 

Jeudi 16 Décembre
Canonnade assez vive en Artois et entre Somme et Oise.
Autour de Saint-Mihiel, nos canons spéciaux ont tiré sur des avions ennemis, forçant l'un d'eux à atterrir dans les lignes allemandes.
Au Ban-de-Sapt, nos batteries ont dispersé une colonne ennemie.
Treize de nos avions ont bombardé le camp d'aviation de Hibsheim, (à l'est de Mulhouse). Nos gros obus ont atteint leur but. Vainement les taubes ont essayé de poursuivre notre escadrille.
Accalmie presque complète sur le front russe.
Dans le secteur macédonien, on ne signale aucun combat. Les Bulgares se sont arrêtés à la frontière hellénique. Les troupes grecques ont presque en totalité évacué Salonique.
La canonnade demeure vive aux Dardanelles. Nous avons contrebattu les batteries ennemies de la côte d'Asie qui bombardaient la plage de Seddul Bahr. La lutte de mines se poursuit aussi.
M. Helfferich, ministre des Finances d'Allemagne a prononcé un discours rempli de contre-vérités pour justifier une demande de crédits de 12 milliards et demi.

Vendredi 17 décembre
Canonnade réciproque en Belgique, en Artois et entre Somme et Oise.
Dans la vallée de l'Aisne (sud est de Vailly), nous avons, par un heureux coup de main, enlevé un groupe de maisons et capturé une quinzaine d'ennemis sans subir aucune perte.
Sur la rive gauche de l'Aisne (la Ville-au-Bois) notre artillerie lourde a détruit des murs qui dissimulaient des lance-bombes et des tireurs d'élite.
En Argonne lutte de mines près de Vauquois. Nous bouleversons des tranchées allemandes.
Sur les Hauts-de-Meuse ( bois des Chevaliers), nos batteries ont causé d'importants dégâts aux ouvrages ennemis.
La lutte entre Austro-Hongrois et Russes a repris de façon assez intense en Galicie.
Le général French quitte le commandement des troupes anglaises en France pour aller exercer le commandement suprême dans la métropole. Il est remplacé par le général Douglas Haig.
Les Italiens ont débarqué plusieurs divisions en Albanie.
De nouveaux froissements se sont produits à Salonique entre les généraux alliés et l'état-major grec.
Quarante et un députés socialistes allemands ont voté contre le renvoi à la commission du Reichstag du projet d'emprunt de M. Helfferich.

Samedi 18 décembre
Vive canonnade sur l'ensemble du front.
Notre artillerie et l'artillerie britannique ont exécuté des tirs heureux dans les secteurs de Belgique et d'Artois.
Nos canons ont éteint, en Champagne, au nord et à l'est de Massiges, le feu de plusieurs batteries allemandes.
Nous avons pris, au nord de Malancourt, en Argonne, un convoi ennemi sous le feu de nos pièces.
Nous avons, par notre tir, endommagé les organisations de l'ennemi aux Eparges et près du bois Le Prêtre.
Deux de nos avions ont lancé des obus de gros calibre sur la gare de Metz-Sablons.
Il y a accalmie sur le front russe et aussi dans le secteur italien, où l'on ne signale qu'un bombardement de Goritz par nos alliés.
Le général Sarrail a poursuivi l'organisation défensive de Salonique.
Le cabinet de Washington examine s'il y a opportunité de rompre avec l'Autiche-Hongrie a propos de l'affaire de l'Ancona.
Les forces russes ont pouisuivi leurs progrès en Perse, et les Allemands ont dû abandonner leur abri de Kovno.
Un zeppelin a explosé près de Namur.

Dimanche 19 décembre
Entre Somme et Oise, bombardement intense des tranchées allemandes de Frise. Une de nos patrouilles a surpris une patrouille ennemie et lui a fait des prisonniers.
Notre artillerie s'est montrée active entre Soissons et Reims, spécialement à Beaulne où nous avons réduit au silence les batteries et endommagé les organisations de l'adversaire.
En Champagne, nous avons dispersé un convoi et des groupes de travailleurs près de la ferme Chausson.
Tir efficace sur les ouvrages ennemis dans la région d'Apremont (sud-est de Saint-Mihiel).
Aucun incident dans le secteur français de Macédoine. Les Bulgares ni les Austro-Allemands n'ont franchi la frontière grecque. L'organisation du camp retranché de Salonique se poursuit.
Le ministre allemand à Athènes a fait une démarche auprès de M. Skouloudis. Il a annoncé que si les travaux de fortifications de Salonique ne cessaient pas, l'armée allemande entrerait en Grèce.
Une forte concentration austro-allemande, qui vise apparemment la Roumanie, a lieu à Routchouk, en Roumanie.
La réponse que l'Autriche a adressée à l'Amérique au sujet de l'Ancona est jugée non satisfaisante.

Lundi 20 décembre
L'activité de l'artillerie demeure intense.
En Belgique, les batteries françaises et britanniques ont violemment bombardé les tranchées allemandes d'où partait une émission de gaz suffocants dirigés vers le front anglais. Il n'y a pas eu d'attaque d'infanterie. Des avions ennemis ont survolé la région de Poperinghe et jeté une dizaine de bombes. Une femme a été tuée. Une femme et deux enfants ont été blessés.
Notre artillerie a dispersé des travailleurs dans le secteur de Thelus, au nord d'Arras. Cette ville a reçu une centaine d'obus ennemis.
Entre Somme et Oise, nos engins de tranchées ont détruit un ouvrage allemand à Dancourt.
Entre Soissons et Reims, notre artillerie a pris à partie les lance-bombes et les batteries de l'ennemi, à l'est de Berry-au-bac.
Notre artillerie lourde a causé de sérieux dommages à Sainte-Marie-à-Py, en Champagne, aux première lignes ennemies.
Canonnade près de Saint-Mihiel.
Sept de nos avions ont bombardé la gare de Metz-Sablons. Un de nos appareils, arrêté par une panne de moteur, a atteri sans incident dans nos lignes, à Dieulouard.
Aucun incident ne s'est produit dans le secteur français de Macédoine.
Le croiseur allemand Bremen et un torpilleur allemand ont été coulés en Baltique.

Mardi 21 décembre
Actions d'artillerie violentes en Artois (Loos, Bully, Givenchy).
Entre Soissons et Reims, nos obus ont démoli une passerelle à Vailly. Notre artillerie a déterminé trois explosions dans les ouvrages allemands de la Ville-au-Bois.
Nous avons canonné et dispersé une troupe ennemie en marche près d'Auberive, en Champagne. Nous avons endommagé une voie ferrée près de Gratreuil, en y paralysant toute activité.
En Argonne, nous avons bombardé des tranchées allemandes de la Fille-Morte. Aux Courtes-Chausses, nous avons fait sauter un dépôt de munitions.
Près de Saint-Mihiel, nous avons exécuté un tir efficace sur le bois de Lamorville, en atteignant un blockhaus de mitrailleuses.
Quatre de nos avions de bombardement et sept appareils mitrailleurs ont opéré sur la gare de marchandises de Mulhouse.
A Salonique, nos troupes complètent leur organisation défensive. Les Grecs ont fait des démarches à Vienne, Berlin et Sofia pour obtenir que ni les Bulgares ni les Turcs ne passent leur frontière.
Les troupes anglaises qui avaient débarqué au cap Suvla (Dardanelles) se sont rembarquées sans difficulté. Elles seront affectées à un autre service.
Les Italiens ont progressé dans plusieurs vallées alpestres.

Mercredi 22 décembre
Le mauvais temps qui sévit généralement a gêné les opérations.
En Belgique et entre Soissons et Reims, nous avons bombardé des tranchées et dispersé des convois ennemis.
En Champagne, nous canonnons les ouvrages allemands de la butte du Mesnil.
Nous avons opéré un tir de destruction efficace sur un saillant du Haut-de-Rieupt, près de Pont-à-Mousson.
A l'Hartmannswillerkopf (Vosges d'Alsace), après une bonne préparation d'artillerie, nous avons déclanché une attaque d'infanterie. Nous avons occupé une bonne partie des ouvrages ennemis et fait des prisonniers.
Les Belges ont détruit par leurs obus un blockhaus construit dans la digue même de l'Yser. Ils ont atteint les cantonnements d'Eessen et de Clercken.
M. Asquith a annoncé aux Communes le rembarquement des troupes anglaises de Suvla (presqu'île de Gallipoli). Il n'y a eu que trois blessés.
Les élections grecques ont été un succés pour M. Venizelos, qui avait recommandé l'abstention. Un tiers seulement des électeurs ont voté. L'Allemagne et l'Autriche ont adressé des réponses évasives à la Grèce, qui leur demandait d'interdire aux Bulgares d'entrer sur son territoire. La Bulgarie elle-même menace le cabinet d'Athènes.
Prévoyant la rupture, les consuls austro-hongrois en Amérique se préparent à partir.
M. Asquith a demandé au Parlement anglais d'autoriser la levée supplémentaire d'un million d'hommes. Après un discours favorable d'un député ouvrier et un discours contraire du député irlandais Redmond, il a obtenu gain de cause.
Une flotte russe a bombardé le port de Varna, sur la mer Noire.
Le Reichstag a adopté les crédits de guerre de 12 milliards et demi. La minorité socialiste a voté contre.

Jeudi 23 décembre
L'avance que nous avons effectuée à l'Hartmannwillerskopf, nous avait valu la capture de 1300 Allemands dont 21 officiers, mais nous avons reperdu une partie des tranchées occupées par nous.
Canonnade intense en Belgique (Hetsas et Boesinghe).
Nous avons effectué des tirs heureux au sud d'Arras, près de Beaurains. Une de nos mines, en explosant, a endommagé une tranchée ennemie.
Près de Roye, à Dancourt, nous avons mis en fuite une forte patrouille allemande.
Sur les Hauts-de-Meuse (bois Bouchot), nous avons provoqué l'explosion d'un dépôt de munitions.
L'artillerie belge a canonné les positions allemandes sur la rive gauche de l'Yser. Elle a achevé la destruction d'un blockhaus au nord de Dixmude.
Les Anglais ont infligé de sérieuses pertes aux Allemands près de Loos.
Le Conseil fédéral suisse a déclaré, en réponse à une interpellation, qu'il ne pouvait prendre, au moins pour le moment, l'initiative d'une intervention en faveur de la paix.
Le président du groupe parlementaire socialiste d'Allemagne, M. Haase, a donné sa démission de son poste, après avoir voté contre les crédits de la guerre.

Vendredi 24 décembre
Notre artillerie s'est montrée active en Artois (région de Givenchy et abords de la route de Lille).
Nous avons bombardé efficacement un convoi automobile sur la rive nord de l'Aisne, entre Condé et Vauteuil.
Lutte de mines en Woëvre (sud-est de la forêt d'Apremont).
A l'Hartmannswillerkopf, à la suite de contre-attaques ennemies, nos éléments de gauche sur les pentes au nord du sommet sont revenus à leurs positions de départ.
Au centre et à droite, sur les croupes au sud-est du sommet, et plus au sud jusqu'en face de Wattwiller, nous avons gardé entièrement le terrain conquis sur un front de 2 kilomètres. La neige a interrompu les opérations finalement. L'ennemi a canonné les pentes nord et le sommet de l'Harmannswillerkopf.
Les Turcs ont ramené à Constantinople une partie des troupes de Boulaïr (presqu'île de Gallipoli).
La concentration austro-allemande s'accentue à la frontière de la Macédoine grecque.
M. Skouloudis annonce qu'il va remettre sa démission au roi Constantin.
Une panique a eu lieu à Hambourg, sur la rumeur de l'arrivée d'avions alliés.
Les Russes ont remporté des succès et fait des prisonniers sur le front de Galicie.

Samedi 25 décembre

     

Lutte d'artillerie très vive en Belgique; notre feu a dispersé de l'infanterie allemande qui se rassemblait dans les tranchées et les boyaux de la région de Lombaertzyde.
Nos batteries ont démoli un ouvrage allemand, entre Somme et Oise, à l'ouest de Lassigny, et endommagé la tour Roland.
Sur la rive sud de l'Aisne, près de Berry-au-Bac, nous avons fait jouer deux camouflets qui ont bouleversé les travaux de l'ennemi.
A l'Hartmannswillerkopf, l'ennemi après un violent bombardement, a prononcé une attaque sur tout le front de nos positions conquises entre le sommet et les abords de Wattwiller. Il a été partout repoussé.
Pas de changement sur le front balkanique. Les travaux de fortification se poursuivent autour de Salonique. La frontière grecque n'a pas encore été franchie par nos adversaires.
Aux Dardanelles, notre artillerie lourde a contrebattu les positions ennemies.
Les Italiens ont procédé à un bombardement intense dans la région de Tolmino.
M. Gounaris se montre peu pressé de reprendre le pouvoir à Athènes. On parle d'une démobilisation partielle de l'armée grecque.

Dimanche 26 décembre
L'artillerie a été très active en Belgique, de part et d'autre, dans la région de Lombaertzyde.
En Artois, nous avons canonné avec succès les ouvrages allemands au sud d'Angres et dans la région d'Arras.
Nous avons dispersé un convoi ennemi en Champagne, sur la route de Tahure à Somme-Py.
Duel d'artillerie dans les Vosges. L'ennemi a bombardé vainement nos positions sur le front de Hirzstein et sur les pentes nord de l'Hartmannswillerkopf.
Le communiqué belge annonce que nos alliés ont exécuté des tirs de démolition sur les travaux allemands de Vicogne et sur un ouvrage important de Dixmude.
Le général de Castelnau, major général de l'armée, a visité Salonique où il a conféré avec le général Sarrail et son collègue britannique, sir Bryan Mahon.
Une scène violente s'est produite à la Chambre roumaine entre M. Thomas Jouesco et M. Baltejearis.
Des avions autrichiens ont jeté quatre bombes sur Scutari d'Albanie, tuant cinq personnes et en blessant seize autres.
L'artillerie russe a opéré avec succès dans le secteur de Riga.
Les Italiens ont repoussé des attaques près de Goritz et sur le Carso.
 
  Lundi 27 décembre
Grande activité de notre artillerie au sud de Bailleul et dans la région de Blaireville, au sud d'Arras.
Dans la région de la ferme Navarin, en Champagne, nous avons effectué des tirs heureux sur des travailleurs ennemis.
En Woëwre, nous avons fait sauter un dépôt de munitions de l'ennemi au nord-est de Regniéville.
Dans les Vosges, nous avons pris sous notre feu un train de munitions arrêté en gare de Hachimette (sud-est du Bonhomme). Nos observateurs ont constaté une forte explosion.
Sur le front belge, l'activité a été faible. L'artillerie de nos alliés a contrebattu quelques batteries allemandes.
Le général de Castelnau a été reçu à Athènes par le roi Constantin.
Le gouvernement grec a démobilisé partiellement son armée qui montrait des dispositions hostiles aux Bulgares.
Le marquis de Muni a été nommé ambassadeur à Paris, en remplacement du marquis de Valtierra.
L'ancien ministre de Bulgarie à Paris, M.Stanciof, a été mis à la retraite : ses sentiments francophiles étaient connus.
On signale des émeutes à Cologne et à Munster, en Wesphalie.
 

Mardi 28 décembre
Notre artillerie a obtenu de bons résulats, en Belgique, en canonnant les positions ennemies entre la grande Dune et la mer. Nous avons détruit les parapets en plusieurs endroits et fait sauter un blockhaus de la première ligne allemande.
Nous avons provoqué l'explosion d'une mine, en Artois, au nord-ouest de la cote 140.
Notre artillerie a dispersé un détachement ennemi entre Somme et Oise, au nord-est de Chilly.
Entre Somme et Reims, nos batteries ont endommagé un ouvrage allemand, au nord de Moussy.
En Champagne, près de la cote 193, l'ennemi, après nous avoir bombardés, a attaqué vainement nos lignes : il a été repoussé.
Dans les Vosges, au Linge, nous avons démoli une batterie casematée. Nous avons aussi bombardé avec succès les tranchées du Schratzmaennele.
L'artillerie belge a dispersé de l'infanterie ennemie près de la Maison du Passeur.
Le calme règne dans le secteur de Macédoine et aux Dardanelles.
Les russes ont fait quelques coups de main heureux en Galicie.
Les Roumains ont réquisitionné toute une série de navires.
Le cabinet anglais a examiné la question du service militaire obligatoire.
De violents combats d'artillerie ont eu lieu sur le front italien, au val Giudicaria.

Mercredi 29 décembre
Notre artillerie, en Belgique, fait sauter un dépôt de munitions en face de Steenstraete.
En Artois, nous avons bombardé la gare de Lens et le secteur d'Angres.
Près de Reims, un tir de nos batteries, dirigé sur les ouvrages ennemis à l'ouest de Prunay, a provoqué un grand incendie.
En Lorraine, nous avons canonné avec succès les ouvrages de Domèvre et de Bréménil.
Lutte d'artillerie dans les Vosges, entre la Plaine et le Bonhomme.
Nous avons pris quelques tranchées nouvelles à l'Hartmannswillerkopf, entre le Rehfelsen et le Hirzstein. Nous avons capturé un officier et une centaine d'hommes.
Les batteries belges ont détruit un blockhaus près de Dixmude.
Des combats d'avant-postes ont eu lieu dans le secteur nord du front russe.
Une patrouille d'alpins autrichiens a été ensevelie par une avalanche, dans la région de Tonale.
Le cabinet anglais a tenu deux conseils pour examiner la question de la conscription. Des divergences de vues se sont manifestées et l'on a même parlé d'une crise éventuelle.
Les Bulgares ont pris El Bassan, en Albanie.
Le général anglais Townshend a remporté un succés sur une division turque en Mésopotamie.
Une révolution a éclaté dans la Chine du Sud contre Yuan-Chi-Kaï qui veut se proclamer empereur.
La tension s'accroît à nouveau entre Autriche et Amérique.
 
 

Jeudi 30 décembre
L'artillerie s'est montrée active, de part et d'autre, en Belgique et en Artois.
Au nord de l'Aisne, nous avons détruit par notre tir des abris de mitrailleuses et dispersé des travailleurs autour de la Ville-aux-Bois.
En Argonne, nous avons fait exploser deux mines au nord de la Fille-Morte. Un poste allemand a sauté.
Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons canonné une batterie allemande repérée au bois de Warmont, au nord-est de Saint-Mihiel.
Canonnade assez vive dans les Vosges, entre Fecht et Thur, et violente à l'Hartmannswillerkopf.
L'ennemi a contre-attaqué; malgré tout, nous sommes restés maîtres d'une série d'ouvrages allemands entre le Rehfelsen et le Hirzstein; 300 Allemands ont été pris; nos captures totales s'élèvent à 1668. Les pertes de l'ennemi sont très considérables.
Les Russes ont obtenu un succès sérieux près de Riga, où une division allemande et demie leur était opposée.
Le cabinet anglais continue à délibérer sur la conscription. On croit que la majorité de ses membres sont disposés à établir le service obligatoire pour les célibataires.
Les Serbo-Monténégrins ont victorieusement refoulé les armées autrichiennes sorties de Bosnie et d'Herzégovine.
Les Athéniens ont célébré la fête de M. Venizelos.

Vendredi 31 décembre
En Artois, notre artillerie a fait sauter un dépôt de munitions (sud-ouest de Beaurain).
Entre Avre et Oise, nos canons de tranchées bombardent les ouvrages ennemis et détruisent un dépôt de munitions près de Beuvraignes.
Entre Oise et Aisne, à Bailly, nous anéantissons des abris de mitrailleuses.
Au nord de Soissons, un tir de notre artillerie réglé par avions, a endommagé une batterie allemande.
Canonnade active dans les Vosges, notamment à l'Hartmansswillerkopf, à Metzeral et au Linge. Un de nos obus a provoqué dans la vallée de la Fecht cinq détonations successives. Une attaque allemande dans la région du Rehfelsen a été aisément repoussée.
Sur le front belge, accalmie.
En Macédoine, nos avions ont bombardé les parcs bulgares de Petrik, près du lac Doiran.
Aux Dardanelles, violente canonnade. Les Turcs visent nos tranchées de Seddul-Bar. Un cuirassé français a opéré contre la côte d'Asie. Un avion ennemi a été mis en fuite.
Deux contre-torpilleurs autrichiens ont été détruits dans l'Adriatique par les forces alliées.
Le cabinet anglais a, de nouveau, discuté le problème de la conscription. George V est rentré à Londres.